Qatar, le pays du SportCom’

Qatar en finale AFP Marwan Naamani   Qatar, le pays du SportCom’   samedi comme ca    Daniel Chaize
Le Qatar a peut être pris la main sur le sport, mais il sait aussi conserver sa main de fer. Et elle fait encore tâche sur sa Com’ quelle qu’en soit sa qualité. © Photo : AFP Marwan Naamani

Le Qatar prend-t-il la main réellement sur le sport ? Avec sa fulgurante propulsion de son équipe pour la finale du championnat de hand-ball qu’il organise dans sa bonne ville de Doha, on pourrait le penser car c’est historique. C’est en effet la première fois que la finale de ce sport s’ouvre à une équipe non européenne, même si sa composition est composite avec des joueurs venus de Bosnie, Cuba, Egypte, Espagne, France, Iran, Monténégro, Syrie, Tunisie… et du Qatar et même s’il semble que les arbitres n’y soient pas pour peu. Du moins c’est l’avis des Polonais qui à la fin de leur match perdu les ont applaudis ironiquement. Peu importe, la Com’, un des fers de lance de ce petit émirat riche de pétrole et plus encore de gaz naturel est dores et déjà gagnante et il se confirme qu’elle un pivot majeur pour une reconnaissance et un rôle dans la société des nations croissant. C’est important car le pays n’est indépendant que depuis 1971 après avoir quitté le Royaume-Uni.

La communication, le Qatar sait faire et il en a désormais les ressources avec de nombreux médias et outils qui forment un Meccano d’influence redoutable ! Avec seulement un peu plus de 2 millions d’habitants, la chaine de télévision Al Jazeera qu’il a créé avec une présence dans 35 pays, Al Jazeera Sports et sa filiale BeIn Sport sont autant de drapeaux qui lui assure une place diplomatique autant que médiatique déterminante. Et puis il y a le sport, les sports qui sont autant de vaisseaux conquérants sur tous les continents et les mers. Open de Tennis de Doha (ATP 250) où le numéro 1 mondial a fait le déplacement cette année, naturalisation d’athlètes qui rapportent des médailles les plus belles, implication dans le sport hippique (en France le sponsoring du prix du la prestigieuse marque « prix de l’Arc de triomphe »), et surtout l’organisation d’événements parmi les plus importants au monde. Ce championnat du monde actuel de hand-ball et bien sûr la Coupe du monde de football en 2022 et chacun sait que le football, en termes de communication du moins, est le sport roi car il est le sport le plus communicant. Le Qatar a donc un championnat de football national de qualité avec de grandes vedettes internationales mobilisées, dont certaines entre dans le système de la nationalisation, achats de clubs étrangers dont le PSG en France, mais Malaga et le maillot (pour l’instant en remplacement de celui de l’UNICEF et peut-être premier pas avant un achat total) du FC Barcelone en Espagne, Manchester United (Angleterre) toujours dans le viseur malgré un échec. Une nouvelle marque d’équipements sportifs Burrda se développe aussi tranquillement depuis 2006 sous le drapeau suisse et habille déjà les équipes de Wolverhampton et de Leicester en Angleterre, de l’OGC Nice en France. Le Qatar sait donc pousser les gaz de la communication au moins autant que ses rejets de CO2 (Il est le pays qui en rejette le plus par habitant) et espère que cela va lui donner les couleurs qu’il ambitionne. Et il n’accepte pas les résultats blancs comme en atteste la porte de sortie promise à l’entraineur du PSG s’il n’obtient pas de bons résultats en coupe d’Europe.

Pour autant le Qatar sait rester ferme sur certains principes et il le montre au niveau des Droits de l’homme. Les relations sexuelles extraconjugales et l’homosexualité peuvent être punies de mort ; la flagellation reste une punition corporelle ; la société est patriarcale et l’homme règne en maître du foyer et, dans certaines familles, la femme n’a pas le droit de sortir seule (notons néanmoins que le Qatar est le premier pays des États arabes du golfe Persique à avoir donner le droit de vote aux femmes et celui de briguer des mandats électifs) ; la condamnation à la prison à vie du poète qatarien Mohammed al-Ajami pour des critiques adressées au gouvernement montre toute l’étendue de la liberté d’expression. Plus généralement la situation dramatique des Droits de l’homme est régulièrement pointée par les organisations non gouvernementales. Suite aux nombreux accidents mortels lors de la construction des infrastructures nécessaires à la Coupe du monde de football, ainsi que de très nombreux cas de maltraitance, de graves exploitations, les termes de travaux forcés et d’esclavage ont été employés.

Le Qatar a peut être pris la main sur le sport, il sait aussi conserver sa main de fer. Et elle fait encore tâche sur sa Com’ quelle qu’en soit sa qualité.

LOIN DES HOMMES – Albert Camus / David Oelhoffen.

Loin des hommes   LOIN DES HOMMES – Albert Camus / David Oelhoffen.   culture    Daniel Chaize
« La vie, la vie, la vie ! Choisis la vie » implore quasiment l’instituteur Daru à son prisonnier. Sa dernière leçon.

Il est rare qu’un film traduise la richesse d’une nouvelle ou d’un roman dont il s’inspire. Il arrive bien sûr que le film possède sa propre et belle qualité le plus souvent très différente de l’écrit initial, et c’est déjà beaucoup.

Avec son film Loin des hommes, le réalisateur français David Oelhoffen est parvenu à réussir un beau film en respectant pleinement le sens profond de la nouvelle L’Hôte du prix Nobel de littérature en 1957. Et pourtant l’inspiration reste très libre, mais il est vrai qu’ Albert Camus lui-même a dit du texte inclus dans le recueil L’Exil et le Royaume qu’il pouvait être différemment interprété puisque dans ses écritures successives le choix final était parfois laissé en suspens.

Comme L’Hôte est une nouvelle courte, ce qui n’est pas une très bonne raison j’en conviens, j’invite à cette « double lecture » de l’histoire de Daru, instituteur français d’origine espagnole et de son prisonnier, paysan algérien meurtrier de son cousin, qui se déroule sur les plateaux et au coeur des déserts de pierre des montagnes de l’Atlas.

Dans le volume de La Pléiade (Gallimard) où se trouve L’Exil et le Royaume, dans des pages consacrées aux Textes épars, je note celui-ci, comme un écho au film et plus généralement au cinéma et à son rôle dans notre société. Albert Camus écrivait à propos du film I want to live ** (Robert Wise – 1958), encore cette vie si présente, radicale et essentielle pour l’auteur, cette vie que dans Loin des hommes, l’instituteur Daru offre comme salut à son prisonnier : « L’histoire sans pitié que retrace ce film est une histoire vraie. Il fallait que cette histoire soit racontée au monde entier ; il faudrait que le monde entier la regarde et l’écoute. À quoi servirait le cinéma s’il ne servait à nous mettre en face des réalités de notre temps ? Voici la réalité de notre temps, et nous n’avons pas le droit de l’ignorer. Un jour viendra où de semblables documents nous sembleront le témoignage de temps préhistoriques, où nous ne les comprendrons pas plus que nous ne comprenons qu’en d’autres siècles on ait pu brûler des sorcières ou couper la main droite des voleurs. Ce jour de véritable civilisation est encore à venir, en Amérique comme en France, mais l’honneur de ce film est de contribuer au moins à son avènement. »

* Présent sur les écrans en ce moment.

** Je veux vivre de Robert Wise raconte l’histoire vraie de la vie et de l’exécution de Barbara Graham (jouée par Susan Hayward qui a reçu l’Oscar de la meilleure actrice pour ce rôle en 1959) accusée à tort du meurtre d’une riche veuve.

Lumières, religions, guerre, séquelles…

american sniper poster   Lumières, religions, guerre, séquelles...   sunday press    Daniel ChaizeSunday Press 40

(…) Qualifié de provocateur, d’apprenti sorcier, d’islamophobe, mais aussi d’immense écrivain ou de visionnaire, Houellebecq a suscité un débat très vif. Une question surgit alors : qu’en est-il de la responsabilité en littérature ? Un écrivain a-t-il à se montrer « responsable » face à la situation géopolitique d’un pays, face aux événements ? Doit-il s’autocensurer s’il sait que son propos risque d’embraser une société déjà à vif ? Je ne le crois pas. Un homme comme Salman Rushdie doit-il être considéré comme irresponsable ? Évidemment non. Faut-il accuser Kamel Daoud, menacé lui aussi par une fatwa, de mettre de l’huile sur le feu pour avoir osé dire ce qu’il pense du dévoiement de l’islam ? Certainement pas. Le grand écrivain égyptien, Alaa El Aswany, attaqué deux fois, physiquement, par les Frères musulmans au Caire, ne serait-il qu’un provocateur ? C’est parce qu’elle peut tout dire que la littérature est un exercice si difficile. C’est parce qu’elle ne peut se contenter de pensées schématiques, de généralités, de clichés, qu’elle est importante et essentielle.

Responsable non, mais honnête oui. Houellebecq, s’il est évidemment libre d’écrire ce qu’il veut, a tort de se cacher derrière une fausse position de neutralité. Avec nonchalance, il affirme que jamais un roman n’a changé le cours de l’histoire. Il a peut-être raison. Mais je reste persuadée que les lecteurs, eux, le peuvent.

Leïla Slimani, écrivaine, le un, 21 janvier 2015, N° 40.

(…) Ne plus se raconter d’histoires, c’est arrêter de répéter que tout cela n’a rien à voir avec l’islam. Le djihadisme a hélas beaucoup à voir avec l’islam. Et la reconstitution d’un califat, au Moyen-Orient, en Afrique, dans la mouvance de Boko Haram, encore plus. La France n’est qu’un cas particulier ; et l’ensemble de l’Europe aussi. Alors attribuer les attentats actuels à quelques paumés devenus des barbares, sans racines et sans objet, c’est se moquer du monde, ou se plonger la tête dans les sables bitumineux. (…) Aussi loin que remontent mes souvenirs, c’est pour des musulmans que je me suis battu : pendant la guerre d’Algérie, pendant celle de Bosnie, au Darfour… Pour autant, instruire aujourd’hui le procès systématique de la France en reprenant l’argumentaire des islamistes, c’est ne pas tenir compte de l’effort fait depuis des années dans les banlieues, comme le rappelait peu avant de mourir Bernard Maris (journaliste assassiné de Charlie Hebdo). C’est surtout ne pas comprendre que le fondement du conflit n’est pas principalement économique, mais idéologique. Quand à une réponse à une caricature, du reste bienveillante, du prophète Mahomet, 45 églises sont brulées à Niamey (Niger), force est de constater que ce sont des masses musulmanes, excitées par les prédicateurs, qui pratiquent le plus détestable des amalgames. (…) Je suis, je dois le dire, resté sans voix quand j’ai lu, sous la plume d’un chroniqueur de Mediapart, qu’il fallait revoir de toute urgence le statut religieux de l’Alsace et imposer un service public unique de l’Éducation nationale, c’est-à-dire en clair, relancer la guerre scolaire en France. (…) Transformer l’école en clinique de câlinothérapie et en forum de discussion, pire qu’Internet, c’est trahir sa mission. C’est trahir la France des Lumières. Que ce soit Najat Vallaud-Belkacem qui en appelle aujourd’hui à plus d’autorité en dit long sur l’état de désarroi des responsables de l’éducation dans ce pays. Ce que nous voulons, c’est le primat de la raison, le respect de la science, la pédagogie de la liberté.

Jacques Julliard, écrivaine, Marianne, 23 au 29 janvier 2015, N° 927.

(…) Je ne savais pas si mon père était circoncis ou pas. Lui disait qu’il l’était de naissance – comme Moïse, ou le Messie – la vieille blague ! Il était très antireligieux. Il m’a quand même donné une étoile de David qui appartenait à ma grand-mère et il était fier de me voir la porter. Quand ma grand-mère est morte, j’ai ressenti une attirance irrésistible pour la religion. J’allais à la synagogue toute seule, je faisais Kippour, j’allumais des bougies en cachette. Je m’appropriais la religion de manière maladroite, je mettais des jupes, croyant que le pantalon m’était interdit. J’allais acheter des livres de prière en phonétique. Je ne croyais pas en Dieu, mais je voulais des règles. J’ai même été « adoptée » par une famille avec laquelle je célébrais les fêtes juives. Je me cherchais une identité. Je souhaitais appartenir à cet univers qui ne voulait pas de moi. J’entendais dire : « Tu ne seras jamais juive. » Quand mon père est mort, j’ai tout envoyé balader d’un coup. Sur son lit de mort, je lui ai mis mon étoile de David autour du cou et j’ai pris celle qu’il portait. Et je me suis éloigné de la religion de manière aussi absurde que je m’en étais approchée. Aujourd’hui, je suis contente de ma double appartenance, entre l’Angleterre anglicane et le judaïsme d’Europe de l’Est. Je suis heureuse de ne rien démêler et de transmettre ce trouble à mes enfants.

Charlotte Gainsbourg, Télérama, 24 au 30 janvier 2015, N° 3393.

(…) Je suis cosmopolite, je n’ai rien à voir avec les identitaires, mais l’islam est aujourd’hui traversé par des courants extrêmement réactionnaires. Il n’y a pas que Daech, d’un côté, et des musulmans hypersympas, de l’autre. Beaucoup sont des individus très honorables, mais ils considèrent qu’insulter le Prophète reste la chose la plus grave, plus grave que d’assassiner des gens. À cet égard, ce qui m’inquiète le plus depuis les attentats, c’est le refus de certains élèves d’observer une minute de silence. Ça ne fait pas de tous des terroristes en puissance mais, pour eux, la non-croyance n’existe pas. Elle ne fait même pas partie des opinions possibles. Il y a là une faillite de l’école républicaine. À qui la faute ? Je n’en sais rien. Mais la matrice de scènes de guerre à venir est là.

Jean Rolin, écrivain, L’OBS, 22 au 28 janvier 2015, N° 2620.

(…) « American sniper » est adapté de l’autobiographie de Chris Kyle, membre des forces spéciales de la marine de guerre des Etats-Unis. Ce redoutable tireur d’élite – il revendiquait la mort de plus de 200 personnes lors de la guerre d’Irak – a été assassiné en 2013 par un ancien marine. À la différence de Kyle, Eastwood adopte un point de vue clairement antimilitariste – Jane Fonda compare le film au Retour, sur les vétérans du Vietnam, qui lui a valu un Oscar en 1979, et Michael Moore y décèle « un sentiment anti-guerre ». Le film marcher particulièrement bien dans les zones peuplées de soldats et de vétérans. Pas si illogique qu’il y paraît puisqu’il insiste sur les séquelles de la guerre et sur la difficile réinsertion des soldats dans la vie civile.

Samuel Blumenfeld, , M Le magazine du Monde, 24 janvier 2015, N° 175.

Quand Nicolas se voyait déjà revenu… dans le futur.

Sarkozy Huffington Post   Quand Nicolas se voyait déjà revenu... dans le futur.   samedi comme ca    Daniel ChaizeIl est des petits pas, surtout lorsqu’il s’agit de faux pas qui ne font pas bondir ni grandir une réputation. L’ancien président et nouveau chef de parti les a cumulés avec son énergie saccadée habituelle dans un laps de temps concentré et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne lui ont pas donné plus de force et davantage d’élan.

11 janvier – Tout d’abord ce tango indécent lors de la marche où le monde entier saluait les victimes des terroristes de l’islamisme radical et défendait la liberté d’expression. Le protocole républicain est établi, l’ancien président est au troisième rang. Les familles et l’équipe de Charlie Hebdo en tête, le président de la République, les membres du gouvernement et ses homologues étrangers qui ont souhaité manifester leur soutien et celui de leurs peuples juste derrière. Nicolas 1er trépigne sur ses talons et réussit, un instant, à jouer des coudes et à se placer au premier rang. Juste pour la photo… On imagine aisément le frisson nostalgique qu’il a du alors ressentir au souvenir de l’époque où… Il sera rapidement et poliment remis à sa place par le service d’ordre, place qui n’est pas mineure puisqu’elle est celle d’un ex-président qui, malheureusement, ne comprend pas que c’est déjà beaucoup et, qu’on ait voté ou pas pour lui à ce titre, a été et sera toujours un des Présidents de la République. Avoir été et être, ce n’est pas d’évidence pas aussi simple à accepter pour lui. La presse ne manquera, ainsi que les réseaux sociaux, d’être pour le moins surprise et choquée de cette nouvelle agitation à se montrer.

19 janvier – Au lieu de participer au 70ème anniversaire de l’AFP (Agence France Presse), alors que NKM, Bruno Lemaire et d’autres dignitaires de l’UMP invités seront présents pour saluer le rôle de la presse libre, Nicolas Sarkozy préfère aller aux vœux du syndicat de police Alliance dont il apprécie probablement davantage la proximité de pensée. Il ne sait pas encore (peut-être ?), comme la majorité des Français, ce qui sera révélé par le Canard Enchaîné deux jours plus tard : le syndicat Alliance, par des tracts, avait demandé au ministère de l’Intérieur de mettre fin à la protection policière de Charlie Hebdo parce que trop coûteuse en hommes… Il est des moments où même les amis ne vous aident pas.

Le même soir, un sujet de l’Oeil du 20 heures de francetvinfo (France 2), évoque les effectifs des forces de l’ordre et, chiffres à l’appui, montre qu’ils ont baissé sous la présidence de Nicolas Sarkozy. L’information sera corroborée par les médias.

21 janvier – De la police, au 20 heures de France 2 présenté par David Pujadas où l’ex-président est invité, il en sera question. Tout d’abord, pour répondre à la mobilisation générale contre le terrorisme proposée par le Premier ministre, et dans son esprit pour les dépasser, l’ancien ministre de l’Intérieur propose d’augmenter immédiatement les heures supplémentaires pour les policiers. Mauvaise pioche ! Les syndicats de policiers, unanimes, rejettent d’emblée la proposition qu’ils jugent hors contexte et irréalisable. Enfin, tout naturellement, il est lui rappelé que c’est lui-même qui avait réduit le nombre de policiers sous son mandat. La réaction de l’ex-président est immédiate : « C’est faux, c’est faux, c’est totalement faux ! ». Réaction rapide… mais limitée à cette unique double répétition après laquelle s’ensuit un spectacle étonnant et inédit. En ayant peut-être conscience de cette grave limite, le président de l’UMP perd brusquement toute son énergie, a du mal à retrouver son braquet habituel, se trouve en manque de mots et est bien en peine de terminer l’interview correctement. Il sera sauvé de l’enlisement par une aide étonnamment appuyée du journaliste et une fin, avec remerciements, accélérée.

Si, comme on peut l’espérer bien que rien ne soit acquis, les Français se sont retrouvés sur leurs valeurs dans le drame et l’horreur de ce début janvier, Nicolas Sarkozy est apparu depuis en permanent contretemps, dans une sorte d’ailleurs et d’autre époque. Ce n’est pas si étonnant pour qui pense construire son futur dans un passé qu’il croit par ailleurs être encore son présent.