Appel pour couples reproducteurs de révolutionnaires labélisés

Coeur de pigeon Petite annonce pour rencontres révolutionnaires. C’est nouveau, c’est pour l’homme nouveau (et sa femme). La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon et le mouvement du 1er juillet (le M1717) de Benoît Hamon ont ouvert des sites de rencontre pour leurs militants et soutien. Le groupe Facebook Insoumeetic – rebaptisé InsoumisLove – annonce clairement la couleur de l’amour rouge « Rencontres pour célibataires intransigeants »… Les amis de Benoit Hamon vont plus loin. Déjà un groupe Facebook HamonAmour, mais demain le site HamonAmour.fr qui sera accessible à partir du 17 septembre… On ne fait jamais monter le désir trop haut ! Une question qui a valu pour les rois et qui vaut tout autant pour les « révolutionnaires » : et le risque de consanguinité ?

Vieux cheval de retour n’est pas pur sang

Image MaritonHervé Mariton baigne dans la politique depuis 1983 lorsqu’il devint, à 24 ans, conseiller municipal de Chevreuse. Il enchaînera comme conseiller régional en Rhône-Alpes et conseiller municipal de Valence à 27 ans. Le polytechnicien et ingénieur des mines, parlant couramment le russe ne quittera plus la Drôme où il est en plein quatrième mandat parlementaire. Tout cela pour dire que depuis 33 ans, même s’il n’a été ministre (de l’Outre-mer) que moins de deux mois et s’il a perdu sa lutte pour devenir le N°1 de l’UDF contre François Bayrou en 1998 et une nouvelle fois, en 2014, pour devenir président de l’UMP, Hervé Mariton a su du moins médiatiquement faire en sorte « d’exister » au-delà de ses terres. Aujourd’hui il continue en étant candidat à la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017… et il perdra une nouvelle fois.

Peu lui importe, on parle de lui… mais surtout de ses convictions qui ne sont guère « du centre ». Il s’est opposé au mariage pour tous et, entre autres joyeusetés, défend l’avantage fiscal pour les jeunes mariés… mais pas les pacsés et les couples divorcés ! Et puis, il s’affirme régulièrement partisan du droit du sang en opposition au droit du sol.

Il récidive pour en faire son propos marquant de ces derniers jours en cet été où les sondages pour la primaire donnent Alain Juppé nettement en tête. Pour lui (interview dans Le Monde du 3 août 2016) : « La présomption doit être que la naissance sur le sol français n’induit pas l’acquisition de la nationalité ». Et d’invoquer : « les moments tragiques d’une mondialisation croissante qui invite à « reconnaître sur notre territoire la prééminence de la culture d’accueil sur les cultures d’origines ». D’emblée on mesure aussi bien la « phrase forte » « fini le droit du sol » aussi bien que le propos de marmiton nageant dans les sauces troubles des théories fumeuses et dangereuses. En effet, quelle définition pour la culture d’accueil et (notons le pluriel) les cultures d’origines ? L’Ingénieur du Corps des instruments de mesure sait parfaitement qu’il travaille sur ce point à la louche. Il s’agit de nourrir les extrêmes du fumet malodorant qui les attire… D’ailleurs ne s’empresse-t-il pas dans le même article de lancer : « Bien entendu, ce principe directeur doit être enrichi par un processus fluide et maîtrisé de naturalisation pour les personnes bien intégrées à la communauté nationale ». Une phrase de rattrapage à l’ambiguïté confondante et perverse.

Hervé Mariton n’en a cure. Cheval politique de second rang, son objectif – comme aux Jeux Olympiques – vise l’essentiel : participer. Avec un but unique… tout faire pour être sous les flashs de la notoriété d’un jour. Mais à l’inverse des athlètes qui nous font rêver (du moins quand ils ne sont pas dopés… ou pas pris) et participer à une joie humaniste qui transcende les frontières et les cultures d’un monde ouvert sur le partage, ses ruades verbales utilisées comme une communication des plus éculées et des plus basses, nous proposent un monde fermé sur lui-même aux murs dégoulinant la démagogie et suintant l’ignominie.

La tache de Bessac sur Montreuil

En Sainte-nitouche blanche comme la colombe Patrice Bessac a complaisamment laissé (organisé la venue ?) des membres de son entourage et de son équipe participer activement à l'indigne et irrresponsable charivari comme le note Le Parisien dans son édition électronique du 6 juin
Malgré sa posture de Sainte-nitouche blanche comme la colombe, Patrice Bessac a complaisamment laissé (organisé la venue ?) des membres de son entourage et de son équipe participer activement à l’indigne et irrresponsable charivari comme le note Le Parisien dans son édition électronique du 6 juin.

Certains hommes politiques, lorsqu’ils sont sur la mauvaise pente, essaient de se redresser. Patrice Bessac, le maire qui ne peut même plus assurer la tenue de son conseil municipal devant faire face à l’opposition des agents municipaux, des parents d’élèves et des professeurs qui n’en peuvent plus de son incompétence et de la gabegie qui en découlent, qui sont outrés de sa communication répétitivement mensongère, fait l’inverse. Il persiste et s’enfonce. Malheureusement en tachant la ville de Montreuil et les Montreuillois.

Hier, il a refusé de recevoir Emmanuel Macron, ministre de l’Économie et des Finances, venu rencontrer les responsables et acteurs de l’espace innovant de co-working ICI Montreuil, ceux de l’agence « Permis Malin » et inaugurer le nouveau timbre de La Poste rendant hommage aux 80 ans du Front populaire.

Cette attitude, contraire à l’esprit et à la pratique républicaine, mérite d’être analysée de près car elle est révélatrice d’une partie (une partie seulement…) de l’enfermement dans lequel Patrice Bessac, doucement mais sûrement, entraîne notre ville.

1/ Un geste politique dangereux. Dans le climat de crise, non seulement actuel mais plus profond et datant de plusieurs années, tous les responsables politiques devraient veiller avec une grande attention à éviter toutes les formes de violence, donc de les prévenir. Chacun voit, ressent, vit les comportements qui frisent ou tombent dans l’hystérie et la haine. Cette dérive, parfois assumée comme geste politique (pas toujours lorsqu’ils s’agit de voyous venant profiter de l’occasion), est porteuse de tous les dangers. Attiser ces comportements, les encourager ou plus simplement leur laisser voie ouverte est irresponsable. C’est ce qu’a fait Patrice Bessac, c’est une faute majeure.

2/ Un geste politique inconséquent, contradictoire et d’enfermement. Ne pas recevoir un ministre au prétexte qu’il est membre d’un gouvernement dont on ne partage pas les idées, ou contre lequel on s’oppose sur des lois en débat devant les Assemblées, est un argument fallacieux. De plus, à l’inverse de ce qu’il prétend être, il limite même les possibilités de « combat » transparent et argumenté… pour en rester à un vocabulaire d’où sont exclus depuis longtemps les mots probablement « collaborationnistes » comme dialogue, échange, débat. Évitons tous les mots qui pourraient s’apparenter à une volonté de trouver des solutions, mots qui ne semblent plus faire partie du vocabulaire de l’édile municipal. Pourtant M. Bessac aurait très bien pu, en recevant Emmanuel Macron, lui tenir un discours ferme et ainsi tenir plus largement tribune pour faire valoir ses opinions. Il a préféré la porte fermée.

Mais alors, si ce gouvernement ne mérite en rien d’être approché, pourquoi Patrice Bessac, fier comme Artaban, s’est-il affiché dans le bulletin municipal, en photo devant le porche de l’Élysée pour nous faire croire qu’il avait rencontré le président de la République alors qu’il l’avait été par un conseiller technique, ce qui est déjà bien puisque c’est la logique des choses en la matière ? Et demain, si le premier ministre Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur décidaient de venir à Montreuil ? Ou encore Stéphane Troussel, président socialiste du conseil départemental ? Auraient-ils tous droit au même traitement de défaveur qu’Emmanuel Macron ? Au même accueil musclé et ordurier encouragé ? N’osons-pas imaginer une tentative de franchissement de la frontière montreuilloise par Valérie Pécresse, présidente de la région ! Comme elle ferait encore pire que le gouvernement (pourtant déjà de droite pour M. Bessac) selon les canons de la pensée du maire, on pourrait craindre pire encore. Car il s’agit bien de frontières. Idéologiques d’abord puis concrètes ensuite à la manière de l’ancienne Albanie et l’actuelle Corée du Nord. On commence par fermer le débat, on l’étouffe et on se retrouve sans liens extérieurs (ils sont polluants !) de coopération politique, financière et culturelle. Est-ce le Montreuil que souhaite Patrice Bessac ? Un Montreuil emmuré dans un communisme municipal des pires périodes d’obscurantisme ? Y voit-il son propre bunker de survie ?

3/ Un geste politique pervers et tordu. La direction nationale du PCF, dans un communiqué faussement gêné aux entournures, affirme que sa politique n’est pas celle du « jet d’œuf », dans ce cas, que ne va-t-elle dire à sa section locale montreuilloise qui sur les réseaux sociaux publie des vidéos de sa mobilisation devant La Poste où l’on voit le ministre bousculé ? En Sainte-nitouche blanche comme la colombe Patrice Bessac a complaisamment laissé (organisé la venue ?) des membres de son entourage et de son équipe participer activement au charivari comme le note Le Parisien dans son édition électronique du 6 juin. Ce n’est pas « Ralliez-mon panache blanc », mais « Faites-le sale boulot à ma place, je vous soutiens ». Il ferait bien de veiller à ce que le dicton « Qui vole un œuf, vole un bœuf » ne devienne « Qui jette un œuf, jette un cocktail molotov ». En termes de double langage, il faut reconnaître à Patrice Bessac une sorte d’excellence !

Le maire de Montreuil a eu un geste indigne de ses responsabilités d’homme public, de responsable politique et de représentant (en principe !) de tous les Montreuillois. Ce geste révèle sa nature. D’ailleurs évoquer la dignité est impossible quand on voit la politique être traitée ainsi…

Les portraits masqués du Musée du Louvre

Le LouvreCe sont des touristes étrangers interrogatifs devant ces visages masqués de la palissade et les prenant en photos qui m’ont invité à faire de même.

En effet la communication grand format #MuséeduLouvre a de quoi surprendre. Multipliant en plusieurs langues le joli mot de « bienvenue », la photo de la borne d’accueil – laquelle en réalité est située à quelques mètres seulement – expose de bien laids visages des hôtesses et hôtes en charge de l’information. Pourquoi ? Pour préserver leur identité ? Dans ce cas, à la demande de qui et pourquoi ne pas hésiter alors à montrer celle d’amateurs du musée qui n’ont pas été « floutés » ? Pourquoi ne pas avoir choisi un autre graphisme, des volontaires, un « casting », le dessin par exemple, que cette photographie de piètre qualité où le personnel est tout simplement transformé en pantins particulièrement rebutants ?

Ces « tâches » ou « pâtés » sont une bien étrange manière de recevoir le public qui fait vivre le musée ! Une certaine manière aussi de considérer et présenter le service public et d’utiliser les moyens de communication.