Chapeau bas les Artistes !

Le cinéma français en fête avec la passe de 5 Oscars ! Bravo, sans retenue, à Jean Dujardin pour son Oscar et à Olivier Nakache et Eric Toledano. L’Artiste nous laisse sans voix et Intouchables nous sont proches. Leurs succès dans tous les grands festivals de cinéma témoignent du rayonnement de la production nationale. Le cinéma, populaire et de qualité, démontre ainsi sa force d’attraction vis-à-vis du public et la reconnaissance d’un savoir faire parfois minoré avec cette indélicate expression : « C’est un bon film, un bon film français.» Lire : « C’est un peu « prise de tête » et on rigole pas vraiment… ». En l’occurrence, ce sont deux comédies qui sont honorées par leurs pairs. Par ailleurs, il se confirme qu’en période de difficultés économiques, la fréquentation des salles a toujours grimpé dans l’Hexagone.

Si l’on se contente de lire l’addition sur les douze mois, on a donc de quoi se satisfaire : au total, plus de 215 millions d’entrées en salles (215,59 exactement) ont été comptabilisées en 2011, soit 4,2 % de plus qu’en 2010. Comme le souligne le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), ce résultat est nettement supérieur au niveau moyen des dix dernières années. Mieux, il constitue un record qui n’avait pas été atteint depuis… 1966, avec 234,17 millions d’entrées.

Ces résultats masquent pourtant une année en dents de scie : du 1er janvier au 30 juin 2011, la fréquentation en salles accusait un recul de 6,1 % (- 26,3 % en avril) par rapport aux six premiers mois de 2010 ; puis elle a progressé au deuxième semestre, en douceur jusqu’à fin octobre 2011. Et avec fracas depuis novembre 2011, pour une raison simple : le succès du film Intouchables, sorti le 2 novembre 2011 et qui a dépassé la barre des 15 millions d’entrées. Sans ce score, la fréquentation de 2011 s’établirait autour de 200 millions d’entrées et la part du marché français n’aurait pas atteint le niveau élevé de 2011 : 41,6 % contre 35,6 % fin octobre, avant la sortie du film d’Olivier Nakache et Eric Toledano. Il ne s’agit nullement de bouder notre plaisir face à ce « produire français » aux résultats sans conteste exceptionnels. Mais on reviendra, par une lecture plus fine, sur les résultats comparés entre les « blockbusters » et les films indépendants. Ils révèlent que le soutien aux jeunes réalisateurs, tournés vers un cinéma dont le but n’est pas, a priori, de toucher un très large public, est toujours de mise et qu’il faut y veiller.

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