Le jazz fait sa java

Des Etats généraux du jazz en septembre ?

Les jazzmen s’inquiètent. Alors que les festivals de plus en plus nombreux rencontrent un succès croissant, alors que les programmateurs sont débordés de propositions d’artistes, les scènes françaises sont au bord de l’asphyxie, les jeunes talents ont du mal à percer dans un monde économique où il faut savoir « mijoter » durant des années avant d’être reconnu par un milieu qui, éventuellement, veut bien voir New-York à sa porte, mais néglige Paris. Quant au disque, c’est la grande disparition. Aujourd’hui vendre 800 exemplaires, c’est bon. 3 000, c’est vraiment bien. 5 000, c’est un carton. Du temps de l’âge d’or pas si ancien, on connaissait suffisamment des ventes à 10 000 exemplaires pour n’être vraiment enthousiasmé que par un 50 000… Les acteurs du monde du jazz ont débattu ce printemps sur Internet et ont interpellé… le ministre de la Culture en réclamant des Etats généraux du jazz. Le général en chef de la rue de Valois n’a pas officiellement choisi la date mais il laisse dire qu’en septembre… Pour tous ceux qui s’intéressent à cette musique, un peu noyée dans la dénomination actuelle (et donc dans les subsides afférents) des « musiques actuelles », l’écoute de l’émission « Déjeuner sur l’herbe » consacrée à L’asphyxie du jazz français apportera de précieux éclaircissements grace à ses invités : Edouard Ferlet, pianiste et fondateur du label Mélisse Laurent de Wilde, pianiste et écrivain, Laurent Coq, pianiste, fondateur du blog La Révolution de Jazzmin et Pascal Anquetil, musicologue, journaliste spécialisé, directeur du Centre d’information du Jazz au sein du Centre d’information et de ressources pour les musiques actuelles (Irma).

A écouter sur : http://www.franceculture.com/emission-dejeuner-sur-l-herbe-l-asphyxie-du-jazz-francais-pierre-etaix-2011-08-01.html

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