Les portes du Méliès nous ouvrent * le Paradis

Au coeur de la naissance du rêve Américain : les balles de la violence du droit... du plus fort.
Au coeur de la naissance du rêve Américain : les balles de la violence du droit… du plus fort.

À ne pas rater au Méliès car il n’y a que  trois séances : les 20, 22 et 24 avril ! Sur l’écran, le chef d’œuvre de Michael Cimino La porte du paradis. Écriture sans concession, comme pour Le voyage au bout de l’enfer, sur la naissance de l’Amérique cette fois. D’entrée, malgré le jour de fête de la promotion 1870, la violence de classe.  Car l’élite de Harvard, n’échappera pas à sa mission historique d’installer le droit de propriété… L’obtiendront ceux qui pourront lui en être gré éternellement, c’est-à-dire pas les plus pauvres, car comme le dit un personnage, « Ici il devient risqué d’être pauvre ». En effet, ces derniers n’échapperont pas aux mercenaires armés par l’association des éleveurs de bétail. Les rares survivants, orphelins et femmes principalement, seront conduits à la prison sans le titre du droit à la terre qu’ils cultivent pourtant de leurs bras et de leur sang. Aujourd’hui, nous pouvons voir enfin la version que voulait Michael Cimino, souhait que les studios lui ont refusée à la sortie première sortie du film. Enfin ! Trois heures et quarante minutes de pur bonheur grâce à une copie aux couleurs pures et à un nouveau montage de Cimino lui-même. Un miracle de retrouvailles.

* Sur les conditions de la réouverture de notre cher cinéma municipal de Montreuil et sur son futur, je donnerai prochainement mon point de vue, mais je profite de l’occasion pour réitérer mon soutien au travail artistique de l’équipe dont l’engagement à ce niveau n’a jamais été pris en quelconque défaut ou manquement.

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