S’envoler pour vivre

© Photo de Pascal Gely

Vu lors de la dernière représentation salle Maria Casarès du Nouveau Théâtre de Montreuil (CDN) la pièce « S’envoler… Conte Boréal ». Beau titre d’ouverture à l’imagination. Gilberte Tsaï, sur un très beau texte qu’elle a travaillé avec Jean-Christophe Bailly à partir du « Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède » de Selma Lagerlöf, a réussi une mise en scène très épurée et innovante. Empruntant à l’art du théâtre de marionnettes, mais faisant appel aussi à des jeux de projections d’images surprenants et peu fréquents – avec une scénographie de Laurent Peduzzi, le pari est gagné : nous volons… Nous sommes dans l’équipée, petits et grands car la création est à voir en famille à partir de 8 ans, de ces oies grises, dures au mal mais à la volonté et l’intelligence de vie sans faille. Nous apprenons d’elles et nous grandissons avec le héros aux détours de ce voyage initiatique. Nous mesurons aussi la fragilité de ses leçons que nous pouvons si vite oublier. Mais le texte ne nous accable pas de nos faiblesses : « Un sage ? Je ne crois pas que je pourrais en être un, je n’ai pas envie de donner des leçons ou de devenir un exemple. Non, ce que je veux c’est me souvenir de ce que j’ai vu, c’est de pouvoir m’endormir et recommencer à voler », il nous invite à comprendre que nous pouvons voler. Si nous le souhaitons.

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