Verglas et dérapage municipal

A Montreuil comme ailleurs… quand il neige il y a des risques de chute et les rues ne peuvent pas être propres d’un seul coup net. Il n’y a ni sel, ni sable magique. Mais que plusieurs jours après le premier dépôt de neige, alors que la météo précise clairement le gel verglaçant, les rues les plus délicates – et leurs trottoirs – devraient être dégagés. Or, notamment sur le haut-Montreuil – mais pas seulement – et plus particulièrement concernant de nombreuses rues en pente il persiste des zones impraticables. Ce miroir dangereux, de nombreuses personnes sont tombées lourdement, est le reflet d’un dérapage de gestion municipale grave. Ne pas pouvoir tout faire n’empêche nullement de gérer les priorités et d’écouter les appels des montreuillois qui connaissent leur ville et la situation de leur rue. Pour avoir une idée précise de la situation cliquez ici pour voir le reportage réalisé par i-télé. Ce sera le top de mes flops 2010 !

Notre liberté commune

Ils ont besoin de nous. Nous avons besoin d’eux.

Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière… un an déjà ! Parce que leur liberté est aussi la notre et que la leur doit être la plus rapide possible, il n’est jamais trop tard pour signer sur le site liberezles.net.

Séguéla, DSK et RSS

Un des lévriers de course de Sarkozy vient à nouveau d’entrer en piste pour tenir le train d’enfer voulu par le Président candidat à sa succession… bien que non déclaré. Jacques Séguéla, le roi de l’auto-allumage devant l’éternel dieu de la publicité, a donc enfilé la casaque aux couleurs de l’Elysée *. Et évidemment, fort d’une maîtrise absolue concernant les sujets qu’il sait réversibles, il a enfilé les perles. La première est de la grosseur d’une boule de Noël. En effet, l’étoile descendante du monde de la communication politique s’affirme sans retenue en faveur de son préféré avec un argument choc : « Le chômage était stabilisé depuis six mois ». Le Père Noël est arrivé ! » ? Avant de reconnaître : « ne pas savoir si cela allait durer. » Une prudence professionnelle bienvenue au moment où les derniers chiffres de l’Insee montrent une nette hausse du nombre de demandeurs d’emplois en novembre. La seconde perle n’est pas moins démesurée. Pour lui, Dominique Strauss-Kahn « va devoir choisir entre être un homme de droite ou être un homme de gauche (…) Car si vous représentez la gauche, il faut être réellement de gauche. Il faut être de gauche dans ses tripes. La gauche d’aujourd’hui n’est pas celle de Mitterrand qui était une gauche qui avait le coeur à gauche et le portefeuille à droite ». Avec la véhémence qui sied au connaisseur. Jacques Séguéla n’apprécierait-il pas que deux de ses poulains parmi les plus brillants, Stéphane Fouks et Laurent Habib, aient à la fois le talent et l’impertinence d’œuvrer pour la candidature de l’actuel patron du FMI ? Quant à sa ridicule injonction concernant le choix droite/gauche… Jacques Séguéla – et c’est son droit le plus strict – a franchi avec une telle aisance le couloir gauche mitterrandien pour courir sur le couloir de droite sarkozyste qu’il est assez mal placé pour donner des leçons. De plus personne n’oubliera son insultant, et pour dire simple totalement imbécile : « Si tu n’as pas de Rolex à 50 ans, t’as raté ta vie ». Il s’est excusé (excusez du peu !), dont acte (mais les excuses de Séguéla sont aussi nombreuses que ses saillies, la dernière en date étant celle d’avoir programmé un spot publicitaire expliquant que le Père Noël n’existait pas juste avant le dessin animé Ratatouille… destiné aux enfants). Il reste que s’il demeure juste de reconnaître les talents de l’excellent publicitaire, il devient de plus en plus simple de vérifier que Jacques Séguéla est un médiocre chantre politique. Pourtant, même quelque peu essoufflé, il sait danser sur les bonnes pistes et est capable de nous y entraîner. Et dans le cas d’espèce, avec son feint étonnement : « Ce j’y vais, j’y vais pas (de DSK) me navre. Il paralyse tout » il tente de nous faire entrer dans le jeu de son partenaire RSS. Car son mentor, Rapido Speedy Sarkozy, à l’instar des flux auxquels on s’abonne et qui nous bombardent d’informations en continu, n’a qu’une obsession : fixer le rythme de la campagne présidentielle à sa convenance. L’histoire qu’il veut nous raconter désormais est celle d’un ring dressé avec minutie pour que les combattants passent sous les cordes et se placent au centre. Au centre de sa cible. Il souhaite l’affrontement tout de suite… même s’il se garde bien de se déclarer constitutionnellement candidat. Lui peut attendre, pas les autres. Mais pourquoi une telle précipitation ? Certes la vraie campagne commence bien avant l’officielle dont les délais sont très courts. Pour l’élection présidentielle, elle s’ouvre le deuxième lundi précédant le premier tour, c’est insuffisant. Mais à plus de quinze mois, n’est-ce pas trop long ? Le nouveau gouvernement – passé inaperçu aux yeux de la majorité des Français – n’aurait-il jusqu’à cette date qu’à gérer les affaires courantes et à être en campagne ? La vie du pays et la démocratie méritent mieux. Chacun peut avoir une opinion concernant les primaires organisées par le Parti socialiste, primaires faut-il le rappeler jugées unanimement comme une avancée dans la démocratie lors du premier essai lors de l’élection présidentielle de 2007. Mais c’est son droit d’en décider les contours, la méthode et le calendrier. Il est donc normal de voir se déclarer successivement plusieurs candidats – sinon pourquoi une primaire ? – et le désigné sera en capacité, tout à fait dans les temps, d’exposer aux Français sa vision de la France et de sa nécessaire restructuration. Et cela face à Nicolas Sarkozy… s’il se représente.
Cette question du temps comprimé n’est pas mineure. Nous allons en effet voir de nombreux tours de pistes des meilleurs prestidigitateurs sous le chapiteau Sarkozy. Le but principal est de nous faire croire que nous sommes entrés dans la course folle d’une succession d’étapes de sprint où l’on a à peine le temps de voir les couleurs portées par les candidats tant elles passent vite. Le bruit assourdissant de la caravane présidentielle faisant office de programme. La vérité démocratique est toute autre. Les Français attendent une succession d’étapes où les débats de fond seront patiemment posés et discutés avec eux.
Après cinq ans vécus sous l’agitation d’un président qui « a du nerf », il est temps de passer à des candidats qui ont du souffle et aient les moyens et le temps de le montrer. Sereinement.

* Jacques Séguéla était l’invité de Questions d’info LCP/France Info/AFP

Viser juste pour les Hauts-de-Montreuil

Le projet des Hauts-de-Montreuil va concerner la ville durant plusieurs années. C’est dire que nous aurons l’occasion d’y revenir régulièrement. Pour l’instant, après une concertation dont  les organisateurs eux-mêmes regrettent son aspect limité (pour le moins puisqu’on pourrait dire sans exagération qu’elle fut mal menée, sinon malmenée !), on n’a que de bien vagues pistes de projets aux équilibres instables sur lesquels nous reviendrons. Le parc aquatique étant, par son coût élevé de 15 millions d’euros et par la priorité qui lui est donné, une forme de synthèse et d’emblème de la méthode. Malheureusement. Ci-dessous le premier épisode : la concertation ratée. Pour lire notre position d’élus RSM (Renouveau socialiste montreuillois), cliquez ici.