Fini l’air des cîmes…

A vous de choisir

Deux semaines sur les hauteurs… ou la tentation du Queyras. User ses semelles Vibram et se forger au quotidien des muscles à plus de 2 000 mètres est un rare privilège qui, en échange, se monnaie par la quasi absence d’Internet limité à de rares connexions wifi à la disponibilité des plus aléatoires, ce qui invite avec courtoisie à prendre rapidement un sain congé des technologies appliquées à notre civilisation. Pas de radio – le service public dédaigne cette pointe de France en Italie ! – et des quotidiens nationaux dévalisés dès potron-minet… en sachant que l’aube des marcheurs commence bien avant le lever du soleil !

Ajouter à cela l’enivrement des cîmes, la fatigue à demi-avouée et vous voilà rapidement sur les chemins libres des infos du monde. Une seule ne vous échappe pas, elle sera gloire d’un jour pour le parc régional : le Tour de France. Sa 18ème étape le verra surgir d’Italie pour passer le col Agnel avant de fondre, traversant les villages queyrassiens, sur l’Izoard qui mène à Briançon. L’occasion, pour tous ceux qui ne connaîtraient pas le paradis des randonneurs de haute montagne et de haut soleil de découvrir ses paysages. L’hélicoptère des forçats de la route ne manquera pas Abriest, Arvieux, Château-Queyras, Fontgillarde, Molines, Pierre-Grosse, Ristolas, Saint-Véran (plus haute commune d’Europe) ou Ville-Vieille (ordre alphabétique respectueux mais à la froideur d’un mauvais guide touristique). Ni les nuées de supporters que ne devraient guère apprécier les chamois, bouquetins, lagopèdes et autres lièvres variables. Je n’en serai pas, espérant avoir  frôler d’ici là d’autres hauteurs : celles des spectacles du Festival d’Avignon.

PS : Alors que faire le soir au Queyras ? Lire par exemple Les foudroyés de Paul Harding. Voir extrait dans la rubrique « Chemins de lecture ».