Pour que le Méliès soit pleinement un acteur d’éducation artistique

Le nouveau Méliès doit avoir les moyens de développer ses actions de sensibilisation et d’éducation aux métiers et à l’Histoire du cinéma.

Je suis intervenu hier soir au Conseil municipal sur une délibération concernant le cinéma Le Méliès. Technique dans son objet *, elle ouvrait cependant l’occasion d’un échange nécessaire sur sa finalité d’éducation artistique en tant que cinéma d’Art et d’Essai. ** Notre cinéma municipal doit en effet avoir les moyens de faire valoir au mieux ses atouts afin honorer ses labels pour le plus grand bénéfice des montreuillois.

Par ce texte qui chapeaute le texte présenté (voir ci-dessous) au nom du groupe RSM (Renouveau Socialiste Montreuillois), je veux souligner la perplexité qui persiste suite aux échanges que j’ai eu avec la Maire, Mme Dominique Voynet, et son adjoint à la Culture, M. Emmanuel Cuffini.

1 / Concernant notre question sur l’abandon – ou non – de la sphère décorative prévue dans le hall d’entrée, nous constatons que Mme Voynet reconnaît que la délibération comportait une erreur puisqu’elle a demandé le retrait du lot consacré à sa construction. Ce sera un gain économique. En effet, si la somme inscrite dans le document voté ***, 5 586 943 euros HT, ne bouge pas afin que les travaux commencent en temps et heure, le montant prévu pour cette « sphère gonflable » désormais sans objet, pourra être ultérieurement déduit lors des probables ajustements qui ne manqueront pas de venir. Nous y veillerons.

2 / Concernant le point le plus important que nous avons soulevé, à savoir la création – ou non – d’une salle pédagogique d’éducation à l’image et au montage cinématographique, nous n’avons malheureusement pas été entendus. Plus dommageable encore, madame Voynet semblait ignorer la possibilité débattue par ses élus et les services de la mairie à propos de cette salle. Il a fallu que nous insistions pour entendre monsieur Cuffini  l’évoquer dans un vocabulaire, certes propre à un tempérament impulsif qu’il ne s’agit pas de juger, mais qui peut surprendre dans l’enceinte républicaine du Conseil municipal. Pour lui, le débat se résume en un mot lancé avec une ironie qui tente d’être blessante : Caprice. Et de refuser tout échange et nouveau débat avec le même tranchant pour ne pas subir « un lobbying ». Curieuse écoute alors que ce projet de salle pédagogique fut présenté, lors d’un débat public lors du 40ème anniversaire du Méliès le samedi 10 septembre, comme « encore en cours » par une personne que nous imaginions informée puisqu’il s’agit de sa collègue Stéphanie Perrier, conseillère municipale et déléguée à la politique de développement du cinéma et de l’audiovisuel à ses côtés !

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Art contemporain et action culturelle populaire

Ca se passe aussi à la Maison populaire… et le journal le Monde, en pleine page 24 de son édition datée du jour, démontre que la banlieue, c’est du pain béni pour l’art contemporain. Et sur les 20 lieux de la carte dont il est précisé qu’ils ne sont pas loin du centre de Paris, il y a la Maison populaire de Montreuil (voir extrait de la carte, en métro, c’est presque aussi facile pour les parisiens que pour les montreuillois). Tous les lieux sont différents et chacun est fragile, mais il est écrit justement que tous « brillent par leur généreuse radicalité, couveuses des plasticiens de demain ». Et j’ajouterais, du moins pour le travail de la Maison populaire, que cette générosité est formatrice des publics de demain. Cela fait plaisir de voir qu’il n’y a pas que New-York et Londres qui regorgent de villes/banlieues vivantes… pouvant faire la Une des journaux. N’oublions pas que c’est grâce aux subventions publiques. Concernant la Maison populaire de Montreuil, la subvention du Conseil général de Seine-Saint-Denis est, pour partie essesntielle, liée à cette activité de l’association tant il est vrai que l’art contemporain est un axe important de sa politique culturelle. La subvention de la ville y concoure quant à elle pour partie seulement car elle est comptable de toutes les actions menées au 9 rue Dombasle. Des subventions, dont on voit par cet articles qu’elles essentielles. A l’heure de la construction des budgets pour l’année qui vient, nul doute que cet article en est un judicieux rappel. Ci-dessous l’article d’Emmanuelle Lequeux.

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L’utopie Grapus, savoir la REconnaître

« Il me semble que l’aventure Grapus est une aventure qu’on pourrait souhaiter aux jeunes d’aujourd’hui et qui malheureusement a peu de chances d’advenir. Une des raisons aussi pour lesquelles c’est pas une aventure qui risque de se reproduire en tout cas pas comme on l’a connue nous, c’est aussi parce qu’elle est en train de disparaître. Elle est en train de s’effacer de l’histoire contemporaine. Peut-être que des gens comme toi vont faire en sorte qu’elle ne s’évapore pas totalement. Ce qui est intéressant dans l’histoire de Grapus, c’est d’abord sa dimension utopique et son désir de collectif dans un univers où ce n’est pas fréquent, celui de la création, dans le domaine des arts visuels, de l’art contemporain même. ». Le collectif Grapus, c’est trois… plus un. Trois d’abord : François Miehe, ci-dessus cité, Gérard Paris-Clavel et Pierre Bernard. Puis pour les « calmer et rassurer », le quatrième : Jean-Paul Bachollet. Les quatre sont indissociables comme les Mousquetaires ou les Beatles. Mieux, car rien n’est classique chez LES Grapus, un cinquième larron venu les rejoindre une petite année plus tard a fait valoir ses talents et sa personnalité pour exiger d’être membre de ce qui sera en définitive la Direction du collectif. C’était Alex Jordan à l’origine en fait du livre de Léo Favier « Comment, tu ne connais pas Grapus ? ». En effet, c’est sous sa responsabilité qu’il fut réalisé comme diplôme de fin d’étude à la Kunsthochschule Berlin-Weissensee en 2011 et je crois que son ouvrage (malheureusement tiré à 150 exemplaires seulement) permet de découvrir le plus inventif, le plus politique collectif d’artistes français qui pensaient – à juste titre – que leur art pouvait aider la politique à changer le monde. Continue reading →

Oudrix à Choisy-le-Roi et à Fontenay

L’autre soir, ce jeudi 22 septembre, je chemine dans Montreuil pour me rendre au vernissage de l’exposition « Gouache » de Frédéric Oudrix… et la croyant ouverte en son atelier, je me rends compte qu’il se déroule en fait à la bibliothèque Aragon au 14, rue Waldeck Rousseau… à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne). Cela m’apprendra à lire correctement mes cartons d’invitation. Dommage, j’aime beaucoup le travail de Frédéric Oudrix. Dans le même temps, je suis heureux de le voir exposer « hors des murs ». A peine rentrer chez moi, je découvre un mail… d’une nouvelle invitation du même artiste et cela pour une nouvelle exposition. Elle se tiendra, du 1er au 22 octobre à l’Hôtel de ville de Fontenay-sous-bois une de nos villes voisines. Son intitulé « Artcité, confrontations 2011 » (voir affiche). Franchement, c’est si proche que je n’aurai pas le droit de la rater. Et vous pouvez aussi faire le déplacement.