5. François Hollande / Culture : développer le spectacle vivant

Aujourd’hui, nouvel extrait du discours sur la Culture prononcé  aux  Biennales internationales du spectacle à Nantes en janvier. Après ceux du 29 février, 7, 14 et 26 mars, c’est le 5/9.

Je veux évoquer le spectacle vivant. Vous êtes nombreux à y travailler, ici. J’indique que je soutiendrai, j’encouragerai le théâtre, l’opéra, la danse, le cirque, la musique. Le spectacle vivant, s’il n’est pas soutenu par la puissance publique, se retrouve démuni, livré à ses propres ressources, celles du talent, de l’initiative, celles de la volonté, de la persévérance qui souvent, hélas, ne se suffisent plus à elles-mêmes. L’Etat doit donc créer les conditions du succès, de la réalisation du spectacle vivant. S’il n’y a jamais eu en France aussi peu de représentations par spectacle, il n’y a jamais eu autant de spectateurs. Ils étaient plus de 15 millions l’année dernière. Ce sont donc les moyens dans la durée qui font défaut. Et c’est ce qui doit changer. Je me suis engagé il y a déjà plusieurs années, je l’ai rappelé en Avignon cet été, à faire voter une loi d’orientation sur le spectacle vivant. Cette loi d’orientation fixera les objectifs, sécurisera les financements et mobilisera tous les partenaires. Il y aura un grand débat, avant son adoption, avec l’ensemble de la profession.

Télérama débordé

La culture passe à l’attaque ou ses ennemis vont-ils la carboniser ?

Etonnante publicité pour la nouvelle formule de Télérama ! Une bonne nouvelle en première impression et en accroche : « La Culture déborde ». Bon. Mais déjà, quelle est la nature de ce débordement ? Est-il bon (la culture se diffuse plus loin encore, en qualité… auprès de nouveaux publics…) ou, au contraire, avec lui la culture sort-elle de son domaine, disons pour aller vite hors de celui des Arts ?

Le visuel retenu n’éclaircit pas le propos. Avec son fusil lance-flammes on ne sait trop ce que ce guerrier noir va carboniser ? Il agira sans nul doute avec succès vu la taille de l’engin et le feu d’arrière plan dont il surgit indemne.

Enfin il y a cette signature qui donne presque un label à la confusion : « Plus de débordements sur telerama.fr ». Alors que nous vivons le temps des émotions non contenues qui noient l’information, que devons-nous comprendre ? Qu’il n’y aura plus, mais alors plus jamais… de débordements dans Télérama, c’est-à-dire que l’information sera sérieuse, recoupée, analysée et exempte de tout emportement propre à cette nouvelle information de flux qui, effectivement, nous envahie et déborde. Et que les seuls débordements permis seront ceux de la nécessaire pensée critique qui doit rester sans limite. Ou doit-on lire, à l’inverse, qu’il y aura davantage de débordements, car on peut lire la phrase ainsi, donc de dérapages non contrôlés auxquelles n’échappera plus désormais l’information culturelle ?

Je veux bien que la guerre des magazines (combat pour la survie parfois) invite à franchir des frontières nouvelles et que des mercenaires bardés de leurs uniformes blindés et de leurs sulfateuses modernes soient convoqués au but de conquérir de nouveaux lecteurs. Soit.

Mais fallait-il cette attaque frontale et surtout, quel est le sens profond du message ? La vraie réponse est probablement dans le nouveau Télérama qui nous montrera, une nouvelle fois, qu’il est effectivement un vecteur de culture. Le débordement souhaité n’est peut-être que celui de nos certitudes de lecteurs qui méritent toujours d’être bousculées. C’est toujours nécessaire et culturellement souhaitable. A lire donc, nous y sommes prêts.

Chronique d’une vie et d’une ville épuisée

Une jeune femme est seule, très seule dans un petit appartement, un très petit appartement.  Elle est aussi épuisée dans une ville qui l’est de même où les seules tranches de vie sont celles des prises de vue des caméras de surveillance et de sécurité. La vidéo comme maîtrise de l’équilibre social et des flux des morts-vivants. Et les écrans blafards des réseaux sociaux comme ultime espérance de ne pas être seul(e). La jeune femme a donc sa vie câblée et c’est ainsi qu’on la voit… perpétrer ses gestes de routine, derniers fils de vie réelle. La vaisselle, le grignotage de produits conservés dans des Tupperware, la douche, l’envie de porter une belle robe pour aller chanter. Chanter seule, pour personne. Une existence totalement virtuelle. Sans mots, mis à part ses échanges (lol) en lettres amputées, en smiley… Qui rit ? Cette seconde vie, virtuelle, va la dévorer. Avec Life:Reset/Chronique d’une ville épuisée, le jeune auteur et metteur en scène belge Fabrice Murgia, réussit une prouesse dans la ligne de sa première pièce Le chagrin des Ogres présenté dans le cadre de l’édition 2010 des Théâtrales du Val-de-Marne. Nous sommes face à un mélange, virtuose et ingénieux, de théâtre, d’art vidéo et de techniques 3D qui conduit à une fusion inquiétante entre le fantasme et la réalité. Au bord du gouffre…

Ce soir encore à 19h30. MAC de Créteil.

Voir la video sur : http://www.maccreteil.com/fr/mac/event/87/lifereset-chronique-d-une-ville-epuisee

 

 

 

Bienvenue sur Opinion Internationale

Quand la publicité interpelle les candidats à l’élection présidentielle

Une info pour commencer. Opinion internationale est un site d’information sur Internet récent. Il affiche la couleur en précisant « S’informer pour s’engager ». Son directeur, Michel Taube, a publié l’Anthologie de l’abolition de la peine de mort, ouvrage précédé d’un avant-propos de Robert Badinter. Il est par ailleurs, depuis des années un des journalistes reconnus en terme de connaissance et d’analyse sur toutes les thématiques de la Défense des droits de l’Homme et du Développement durable.

Le site bénéficie du concours de journalistes présents dans de nombreux pays du monde. Je vous invite donc à le visiter : www.opinion-internationale.com 

Une publicité personnelle pour suivre. Michel Taube m’a sollicité pour publier quelques articles concernant le métier que j’ai exercé durant des années (outre celui de journaliste), à savoir la publicité. En l’occurrence, la publicité institutionnelle. Je m’essaierai donc à donner mon point de vue sur les campagnes, le plus souvent d’autres pays puisque c’est le position du site Opinion internationale, qui seront l’expression d’ONG, d’associations… ou de lobbys divers.

Mais pour la première, en ligne depuis aujourd’hui, je suis resté franco-français en évoquant certaines publicités que l’on découvre jour après jour dans nos journaux et qui interpellent… les candidats à la présidentielle. Un phénomène qui n’est pas nouveau mais qui prend une ampleur sans précédent.