Les lettres font Art avec Philippe Apeloig

 

Photos: Prisca Martaguet
Photos: Prisca Martaguet

 

Le plaisir des mots passe aussi par celui des lettres et quel plaisir de commencer ainsi l’année 2014 pour vous souhaiter mes meilleurs voeux de bonheur et de réussite. Avec l’exposition Typorama, Philippe Apeloig, design graphique * qui prolonge un magnifique ouvrage du même nom, nous découvrons un des graphiste et typographe vivant les plus importants. On reste stupéfait par la création aussi bien d’affiches, de livres, de vidéo, de polices de caractères remarquablement présentée au musée des Arts Décoratifs. Fait rare, Philippe Apeloig nous dévoile son métier, les chemins qu’il parcoure pour donner vie et sens à son geste, à sa réflexion et répondre avec précision à « la commande ». Car il s’agit bien de répondre à un besoin d’identification que ce soit pour un musée (Orsay, Louvre, Rodin,) des expositions (Yves Saint Laurent au Petit Palais, l’art de l’automobile aux Arts décoratifs), des programmes et affiches de saison (Théâtre du Chatelet, Théâtre national de Toulouse), des festivals (Octobre en Normandie, Rose et Fafner à Flamanville, Fête du livre d’Aix-en-Provence), des collections de livre (collection « Exquis d’écrivains » aux Éditions du Nil, Éditions Le Serpent à plumes) ou des pages Unes de magazines populaire (Vogue, Jardin des Modes) et, pour ce qui n’est pas une fin, les nombreux bilans, brochures et logos (Musée d’Art et d’Histoire du judaïsme, Palais de la Découverte ou le French Institute Alliance Française). De fait, les plus grandes institutions culturelles ont fait appel à Philippe Apeloig qui, parmi les premiers, a su exploiter le bouleversement technologique apporté par les techniques numériques. Même si les esquisses préparatoires sont réalisées sur papier, par le dessin ou des collages. Philippe Apeloig travaille en toute conscience : « Je « découpe » des idées en morceaux, explique-t-il, je les rassemble dans un ordre différent. Je les manipule. Je construis mon indécision jusqu’à ce que la composition apparaisse suffisamment forte pour s’inscrire dans la mémoire visuelle du public. Perturber, c’est mon métier. » Comme tous les artistes.  À ne pas manquer… jusqu’au jeudi 20 mars. Heureusement que l’exposition s’arrête à cette date car trois jours plus tard elle aurait fait baissé le taux de participation au premier tour des élections municipales.

Musée des Arts Décoratifs – 107, rue de Rivoli. 75001 Paris. Métro : Palais-Royal, Pyramides ou Tuileries
Autobus : 21, 27, 39, 48, 68, 69, 72, 81, 95.

Ouverture : du mardi au dimanche de 11h à 18h – dernier billet vendu à 17h30

Jusqu’au jeudi 20 mars.