Presse d’été, chaud devant

Chaud devantIl n’y a pas de surprise, les marronniers de l’été sont là. Chauds comme de bien entendu, donc sexe… car sous le soleil des canicules, sea, sun and sexe sont les couvertures rafraichissantes – mais aussi pleines d’espoirs de ventes dressées au plus haut – de la presse en vacances.

Parmi d’autres, les Unes de deux hebdomadaires d’actualité révèlent la tendance hot du moment.

Les Inrockuptibles et L’OBS mettent en avant un sexe… quelque peu solitaire. La Une du premier avec son sein de glace certes alléchant, mais la jeune femme semble bien seule et nous ne pouvons que lui souhaiter qu’elle passe de l’autre côté du miroir pour trouver des âmes sœurs. La seconde nous annonce une « nouvelle révolution du sexe »… qui est celle du 2.0 et des réseaux. L’ère du sexe technologique où il n’est « plus besoin de se toucher pour jouir. Casques 3D, sextoys connectés, poupées animées » nous plonge dans des univers parallèles jusqu’au « porno immersif ». Il paraît que ça ahane sec… bien qu’on n’y mouille guère le maillot.

Mais dans le concert des marronniers d’été, un nouvel habitué de l’été s’immisce avec régularité depuis qu’il n’est plus ce qu’il fût : Nicolas Sarkozy. À vrai dire, l’ex-président peine à jouer dans la cour du hot storytelling. Certes il exhibe encore en certaines occasions le mollet solide du cycliste qui préfère les côtes et les cols que le plat (bien qu’il en rajoute plus qu’un peu sur ses exploits…), mais c’est en tant qu’homme de réflexion qu’il tente de montrer chaque été. Réfléchi sans oublier le décontracté et le rafraîchi de mise pour réussir la Une parfaite de détente estivale. Une petite barbe naissante et une chemise négligemment ouverte – diable, on est en vacances ! -, les yeux un peu las du mélancolique censé masquer l’obsession du revanchard (que c’est long d’attendre 2017) et évidemment un entretien qualifié d’exclusif. Ici chez Valeurs actuelles… c’est plutôt chauds les marrons.

Ainsi sont désormais rythmés nos étés entre le chaud et le froid, portés par les fantasmes du moment. Et cette année, la triste solitude semble bien en être le crédo.

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