Visite de la Tour Saint-Jacques… la bonne volonté se heurte à l’incompréhensible.

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Dans Libération du 12 août, j’avais lu : « La flamboyante et légendaire tour gothique, vieille de près de cinq siècles, s’ouvre enfin au public. » Comme il était précisé que la visite ne concernait que les vendredi, samedi, dimanche de 10h à 17h sur réservation, jusqu’au 15 septembre, j’avais tenté le site Internet et le téléphone indiqué… pour découvrir qu’il n’y avait plus de réservation (?) et qu’il fallait se rendre au pied de la Tour à l’heure d’ouverture. J’étais déjà intrigué et inquiet. Le jour J, mes soupçons se sont confirmés. Le succès est tellement grand que la queue des candidats commence – selon les organisateurs de la visite – dès 6h30 du matin ! Au regard du nombre de personnes limité possible par visite, c’est peu dire que les « exclus » sont majoritaires. Ce fut le cas, ce jour-là, d’un couple avec enfants venus spécialement de Tours. Certes Paris est grand et recèle de bien d’autres trésors et comme les étrangers – en nombre – ces recalés ont réorganisé leur journée. Mais est-ce normal ? La visite est assurée par une association dont les déterminé(e)s représentant(e)s n’ont de cesse de dire « Merci de faire votre demande à la Direction des affaires culturelles de Paris »… car ils ne savent même pas si l’ouverture de cet été pourra être reconduite l’an prochain. On croit rêvé. Alors que le bâtiment vient d’être merveilleusement restauré, il ne serait pas certain qu’il soit proposé au public à l’avenir. Qu’on ne vienne pas argumenter avec les raisons de sécurité car si elles dominaient le bâtiment ne pourrait jamais être ouvert sauf aux spécialistes, experts et universitaires. Il y aurait déjà faute. Quant à la gestion par une association, pourquoi pas, mais comment peut-on se satisfaire… de l’aider en rien ? Rien pour l’accueil du public : pas de réservation par Internet, pas de ligne téléphonique ouverte, rien en termes de moyens sur place car ce sont les bénévoles qui dressent des tréteaux et une planche afin de poser leur caisse pour recevoir le prix de la visite. C’est touchant comme une fête scolaire de fin d’année. Quelle image est ainsi donnée au public français et étranger ? C’est simple, celle d’un amateurisme évident qui révèle le peu d’intérêt que les autorités culturelles compétentes portent au monument. Chaque jour (il est vrai que le 15 septembre s’approche et qu’ensuite le silence se fera), ce sont des centaines de personnes qui découvrent la “French Touch”… propos entendu d’un touriste ne manquant pas d’humour, mais aussi de jugement. À la ville de Paris et ses services concernés de définir un protocole clair, efficace et digne pour permettre demain la découverte d’un de ses joyaux du patrimoine. Est-ce trop demander ?

 

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