Après la répétition: le théâtre et la vie selon Bergman

Carole Maurice, Sandy Boizard et Nicolas Liautard.

IL NE RESTE PLUS QUE CE SOIR ! À NE PAS RATER SI VOUS LE POUVEZ. J’ai failli rater ce magnifique Bergman mis en scène remarquablement par Nicolas Liautard ! Comment cela-t-il pu m’échapper… Mais hier soir une de mes plus belles soirées de théâtre de la saison. Ci-dessous la juste critique de Jean-Luc Jeener, du Figaro.

Nicolas Liautard met en scène le scénario du grand cinéaste suédois Après la répétition. Une exploration de l’art dramatique et des passions qu’il suscite. Il joue lui-même, entouré de Sandy Boizard et Carole Maurice. Un très beau travail.

Quelle belle soirée de théâtre! Après une répétition, le metteur en scène Henrik Vogler dialogue avec sa jeune comédienne Anna Egerman, venue pour lui parler. Autrefois il a été l’amant de sa mère, grande comédienne, qui s’est éteinte après mille doutes sur son art et une fin de vie déchirée et malheureuse. On discute théâtre, bien sûr, et des mille difficultés du rôle qu’elle interprète. Mais très vite la conversation prend une autre tournure et Anna confie la haine qu’elle éprouvait pour sa mère. Cette mère qui, elle aussi, avait joué ce même rôle il y a bien des années.

Ceux qui ont vu le film télévisé d’Ingmar Bergman, tourné en 1984, ne seront pas surpris par cette histoire. On pourrait en ce sens penser, devant cette nouvelle manie en France qu’ont les metteurs en scène de transposer des films en pièce de théâtre, que c’est une idée bien absurde qu’a eue Nicolas Liautard. Mais ce serait oublier qu’avant d’être un grand réalisateur de cinéma, Ingmar Bergman fut un metteur en scène de théâtre passionné.

D’ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’Après la répétition est porté à la scène. En 1997, à la Renaissance, le trio était interprété par Bruno CremerAnna Karina et Garance Clavel. En 2008, au Théâtre de l’Athénée, Didier Bezace était entouré de Fanny Cottençon et Céline Sallette dans une mise en scène de Laurent Laffargue.

Qualité d’écoute

Il faut dire que le scénario d’Ingmar Bergman est une véritable pièce de théâtre et ses personnages ont une humanité, une vérité, qui valent bien celles de Strindbergou d’Ibsen pour ne parler que des Nordiques. C’est même assez incroyable de voir à quel point l’écriture est théâtrale. C’est comme un monde retourné: à l’heure où l’on ne peut quasiment plus voir une pièce sans projection cinématographique sur la scène, c’est ici le dialogue seul qui fait le bonheur du spectacle!

Certes, l’œuvre n’est pas linéaire et le procédé théâtral qui consiste à entrecroiser le passé avec le présent pourrait être gênant, mais c’est d’une telle force qu’on l’accepte pleinement. L’intelligence de ce qui est dit (sur la vie comme sur le théâtre), la subtilité des sentiments, l’ambiguïté des rapports, tout concourt à une écoute qu’on ne lâche pas. Et puis il y a les trois comédiens… Nicolas Liautard lui-même d’une justesse parfaite. Et, encore, ses deux partenaires. La jeune Carole Maurice est, elle aussi, très juste, mais la vraie révélation c’est Sandy Boizard, incroyable de force dans le rôle de la mère. Comme quoi la règle qui veut qu’un metteur en scène qui joue dans son propre spectacle gâche pour beaucoup son travail est ici battue en brèche.

Après la répétition au Théâtre de la Tempête est une vraie réussite, mieux, un pur plaisir. Le théâtre, grâce à Nicolas Liautard, dame vraiment son pion au cinéma. Il a la supériorité irremplaçable du vivant.

Jean-Luc Jeener, Le Figaro 14 mai 2017.

Après la répétition. Théâtre de la Tempête, Route du Champ-de-Manœuvre (XIIe). Tél.: 01 43 28 36 36. Horaires: du mar au sam. à 20h30. Dim. à 16h30. Jusqu’au 28 mai. Durée: 1h20. Places: de 12 à 20€.

La double raison de mon dernier « papier » politique

Voilà, c’est fini… et tout commence ! Ces derniers mois, j’ai publié quelques articles « engagés » directement en soutien à En Marche ! et à son candidat Emmanuel Macron. J’ai même sacrifié à l’exercice des outils de communication considérés comme « modernes » en intervenant à un rythme plutôt soutenu sur les réseaux dits sociaux dont je sais pourtant qu’ils enferment. Je n’ai pas plus négligé ce flux quotidien dense et le plus souvent à la qualité limitée – pas toujours je l’espère – où les slogans particulièrement réducteurs des programmes font le squelette même de Twitter, ce faux nouveau journalisme.

Aujourd’hui, Emmanuel Macron est le 8ème président de la Vème République, face à son destin et avec entre ses mains, pour une partie importante et décisive, celui de la France.

Les effets de ce véritable tournant, ce big-bang politique, vont continuer à bousculer, interroger toutes les références anciennes et provoquer des débats, des déchirements et des avancées considérables et imprévues. Il s’agit bien du début d’une véritable et profonde recomposition. C’est même la raison principale qui m’a motivé à mon engagement dans la campagne et je continu de la considérer comme majeure pour débloquer le pays. On ne peut vivre une « fin de régime » sans mouvements et soubresauts. Durant ces dernières semaines, j’ai été étonné aussi bien de l’enfermement, voire du blocage de raisonnement de certaines de mes connaissances que de la violence insensée et bien mal ciblée d’importants acteurs politiques totalement déboussolés et amers jusqu’à en perdre les points de repères les plus essentiels, comme celui de la lutte contre le fascisme déguisé mais toujours présent du Front national.

Cette activité de commentateur engagé, je ne la regrette en rien, mais je vais y mettre fin. En effet, le 17 février dernier dans un article intitulé « Le débat sur l’Union de la Gauche… un débat utile à la démocratie » j’écrivais sur ce blog : « En vérité le vrai sens du débat – même s’il est à la peine – de l’union Hamon-Jadot-Mélenchon éclaire bien au-delà des simples acteurs en joute : il oblige à une clarté des visions et des programmes politiques.» Je continue de le penser et crois qu’avec les législatives c’est bien une profonde refondation et reconstruction politique qui va se concrétiser. Cette période ne peut être qu’heurtée, bousculée, chahutée certains prédisant même le chaos… et l’on lit entre les lignes qu’ils le souhaitent. Les rêves de « tour social » dans les urnes et de pression dans les rues ne cachent pas une envie d’en découdre avec l’esprit ancien de boutique, et l’action de cavalerie où les chefs peuvent brandir leur bannière. Fût-elle effilochée, déchirée ou sortie des placards de l’Histoire. Ces leaders au verbe haut feraient bien de réfléchir, les législatives et les candidats de La République En Marche ! peuvent leur réserver de lourdes désillusions.

Néanmoins, ce quinquennat s’ouvre politiquement autour d’interrogations aux réponses incertaines. La majorité présidentielle va certes gouverner avec un gouvernement de ministres compétents et responsables. La majorité présidentielle de En Marche ! sera, à n’en pas douter, à ce niveau en capacité d’agir pleinement. Personne n’en doute sérieusement pour les premiers mois. Mais ensuite, il va falloir que le nouveau parti annoncé par Emmanuel Macron, qui sera de centre et de progrès quel que soit son futur nom, mobilise progressivement un soutien actif et effectif dans l’opinion. Avec qui, comment et quelle sera sa force initiale ? Son développement et son assise sur tout le territoire après les élections législatives est une étape réaliste mais ambitieuse ? Sa plus ou moins grande réussite influera directement sur le résultat… des prochaines élections municipales qui traduira, avec les avancées du programme mises en place par le gouvernement, la véritable réussite de En Marche !. Les partis éliminés – Les Républicains, le Parti socialiste – vont-ils réussir à se rénover ou bien leurs luttes de courants et tendances vont-elles enfanter des nouvelles entités internes ou encore des nouveaux partis suite à des fractionnements successifs au risque de devenir marginaux et sans force comme le Parti Communiste Français l’est progressivement devenu ? Enfin, comment l’opposition de gauche, à savoir principalement le mouvement La France insoumise aux intérêts contradictoires comme l’est la parole de son leader Jean-Luc Mélenchon va-t-elle faire Front commun avec tant de divergences ? Sa base idéologique s’est avérée friable sinon douteuse. Il reste que le taux d’abstention, 25,38 %, et de bulletins blancs, 8 % , et nuls, 3 %, est particulièrement élevé. Enfin le Front national avec son score jamais atteint – 33,6 % et près de 11 millions d’électeurs, est certes battu. Probablement aussi divisé à terme, mais il conserve plus que jamais une grande capacité de nuisance démocratique étant toujours structuré autour de la haine de l’autre et du mensonge.

Le président Emmanuel Macron et son gouvernement vont devoir annoncer rapidement – et l’on sait que les résultats ne sont pas aussi immédiats – des mesures fortes de son programme. Sans trembler, sans dériver de ses chantiers prioritaires tout en écoutant cette demande forte des électeurs reportés sur les deux « Fronts ». On n’a que trop justement écrit – depuis tant d’années ! – que ces scores protestataires et d’une certaine manière « hors temps », sont le résultat de maux connus de tous les responsables politiques. On peut réellement dire que le « système », les alternances des dernières années, a échoué depuis des lustres. Une raison de plus pour que la volonté de rupture annoncée en tienne enfin compte prioritairement. Pour agir et obtenir des résultats contre le chômage, pour l’éducation et la formation, pour le logement bien sûr… mais aussi pour atteindre cet autre objectif, ancien lui aussi mais jamais atteint par faute de politique claire et assumée : mettre fin aux fractures sociales et territoriales qui ont brisé notre unité fondamentale. Il y a un vécu réel et profond d’une distance discriminatoire considérée comme étant celle qui sépare le Haut (les élites) et le Bas (le peuple). Ce fossé doit être comblé. L’apaisement et la réunification de la nation passe par ce chemin.

De tout temps et en tous lieux où je me suis engagé politiquement, je me suis reconnu, comme l’a écrit Jean-François Kahn pour se qualifier lui-même, de « l’extrême-centre ». Comme j’étais à gauche, j’étais donc « de droite » pour beaucoup de mes amis d’alors. Aujourd’hui, alors que cette fois-ci je considère que le président de la République va réellement pouvoir mener une politique « sociale-démocrate » sans contraintes d’alliances obsolètes, « sociale-libérale » si l’on veut. Du moins économiquement. Certains persisteront à la dire « de droite » quand ils sont à gauche, alors qu’à droite elle sera stigmatisée comme étant « de gauche ».

Je me sens en particulier devoir d’exigence avec mon ancien candidat devenu président puisque je l’ai vraiment choisi et soutenu.

Je n’écrirai donc plus des papiers « politiques ». J’écrirai des papiers sur la politique. Moins fréquents. Je veux pouvoir analyser et écrire avec tout mon sens critique, sans tabous ni retenue. À propos d’Emmanuel Macron comme pour tous les autres acteurs et partis politiques.

S’ouvre dès aujourd’hui une campagne pour les élections législatives et mes amis montreuillois de En Marche ! auront leur candidat ou candidate de La République En Marche !. Il ou elle sera le mien, ils le savent et je serai à ses côtés. Mais ils savent aussi, je leur ai annoncé il y a longtemps, que je ne mènerai pas une campagne active. Une page est tournée grâce à eux, et ils sont désormais suffisamment responsables et forts pour l’écriture du livre nouveau. Ce temps de distance est venu pour moi.

Il est une seconde raison de cet éloignement dans l’engagement et l’écriture politique active. L’intérêt porté à mes anciens métiers de journaliste et de communication ne s’est jamais éteint. La campagne électorale pour l’élection présidentielle m’a confortée dans une idée ancienne, celle de poursuivre le travail qui avait abouti à l’édition du livre « Les Dircoms, à quoi sert la communication »* que j’ai co-écrit avec mon ami Robert Tixier-Guichard, malheureusement disparu. Aujourd’hui je me lance, dans une seconde enquête, pour interroger les acteurs de l’information. Les journalistes bien sûr, mais les sociologues et les historiens des médias, les chercheurs, les concepteurs et techniciens des médias nouveaux, tous ceux qui transforment jour après jour les métiers de l’information. Tous, en maints endroits, agissent sur la nature de l’information elle-même. Et cela bien au-delà des rumeurs et fake-news. Demain quelle sera le rôle de l’intelligence artificielle dans les médias ?

Je m’engage donc sur une voie dont je ne sais encore définitivement pas quels en seront les aboutissements. Je sais seulement que c’est un travail long, patient, exigeant et passionnant.

Comme signe de ma nouvelle disposition d’esprit je reprends le titre du livre récent de Thomas L. Friedman (triple prix Pulitzer) « Merci d’être en retard, survivre dans le monde de demain.»** Je ne l’ai pas encore lu, mais je pressens qu’il va me plaire.

* « Les Dircoms, à quoi sert la communication ? » (Robert Tixier-Guichard, Daniel Chaize), Trophée européen du livre de communication. Éditions du Seuil, septembre 1993.

** « Merci d’être en retard, survivre dans le monde de demain. » (Thomas L. Friedman), éditions Saint-Simon, mars 2017.

« Neige » d’Orhan Pamuk à la Manufacture des Œillets d’Ivry

« Les hommes s’adonnent à la religion et les femmes se suicident. Pourquoi ? » © Photo Jean-Louis Fernandez

Très solide mise en scène de Blandine Savetier pour cette adaptation du roman Neige de l’écrivain turc Orhan Pamuk. Simple, efficace et calme tout comme la scénographie sans surcharge malgré la présence d’un dispositif vidéo. Calme comme cette neige qui tombe éclairant la nuit et dont la douceur enveloppe les personnages tous facilités ainsi pour se confronter à leur intériorité. Calme sauvé malgré la dictature militaire d’un kemalisme confronté à l’islamisme radical. Neige de silence, neige d’isolement, neige de refuge mais aussi neige lumineuse d’ouverture à l’autre et porteuse d’espoir. Neige de la nostalgie d’un monde de bonheur toujours et inlassablement rêvé.

Les rêves, la Turquie « moderne » ne cesse de tenter de les vivre : philosophie des Lumières, du progrès technologique et du développement économique, développement des villes ces cœurs d’échange de civilisations sur les rives d’Occident et d’Orient qui se parlent, lieux éclairés des débats littéraires, poétiques et politiques. Des rêves si souvent brisés par l’ordre de la crosse militaire ou celui de l’islamisme radical. Histoires de pouvoirs, d’idéologies sectaires et d’intérêts locaux et familiaux.

Écrit d’avril 1999 à décembre 2001, Neige est un grand roman. Orhan Pamuk n’est pas encore prix Nobel de littérature (2006), mais ce qui sera un de ses romans majeur est à ce titre intemporel et universel bien que profondément ancré dans cette terre âpre où la misère des femmes et des hommes traversent la nuit des temps. Seuls des individus-lumière percent cette obscurité par leurs traits de lucidité d’abord sur eux-mêmes même s’ils sont parfois des flèches mortelles.

Ka, le jeune poète exilé turc durant des années en Allemagne, où s’est tarit son inspiration et éteinte son envie de vivre, revient au pays et pour le compte d’un journal d’Istanbul – sa ville – se rend à Kars, petite ville provinciale afin d’enquêter sur plusieurs suicides de jeunes femmes portant le foulard. Son chemin le mène aussi vers une autre quête : la belle Ipek, ancienne camarade de faculté dont il est amoureux et qu’il souhaite épouser après son divorce de Muhtar un ancien ami aussi devenu un candidat islamiste du Parti de la prospérité pour les élections municipales.

Orhan Pamuk et Blandine Savetier, avec Ka qui ne souhaite qu’éviter tout engagement dans cette période de peur et de tension dont il ne partage aucun des ressorts, nous font découvrir des combattants irréductibles, des policiers cyniques et brutaux, une petite bourgeoisie lâche et aux ordres des puissants. Mais aussi des jeunes aux rêves purs, voulant s’échapper de ce qu’ils n’acceptent pas comme réalité, symbolisés par ce jeune écrivain… de science-fiction. Les contradictions sont constantes dans les comportements et dans les fondements. Des athées deviennent religieux par hasard… puis obligation, les amis marxistes en leur jeunesse, restent proches même lorsque l’un d’eux devient un islamiste et la confiance peut s’établir entre des êtres aux visions du monde radicalement opposées… dès l’instant où chacun sait ouvrir son cœur à ses doutes.

Neige, une pièce/roman d’êtres et de chair tourmentés pris dans le tourbillon de l’histoire et des sentiments qui tous – même ceux qui agissent dans le tout contraire – prônent le bonheur comme seul objectif de vie.

 

Jusqu’au 28 mars 2017

Neige d’Orhan Pamuk

Manufacture des Œillets (Théâtre des Quartiers d’Ivry, Centre Dramatique National du Val-de-Marne)

1, place Pierre Gosnat

Réservations : 01 43 90 11 11

La beauté infinie révélée dans la nuit

Photo © DR

« Il faut si peu de choses pour encourager la beauté dans une âme. Il faut si peu de choses pour réveiller les anges endormis. Il ne faut peut-être pas réveiller – il suffit simplement de ne pas endormir. Ce n’est peut-être pas s’élever, mais descendre, qui demande des efforts. Est-ce qu’il ne faut pas un effort pour ne songer qu’à des choses médiocres devant la mer où en face de la nuit ? Et qu’elle âme ne sait pas qu’elle est toujours devant la mer et toujours en présence d’une nuit éternelle ? Si nous avions moins peur de la beauté, nous arriverions à ne plus trouver autre chose dans la vie, car, en réalité, sous tout ce que l’on voit il n’y a que cela qui existe. »

Maurice Polydore Marie Bernard Maeterlinck (1862-1949), dit Maurice Maeterlinck, écrivain francophone belge, prix Nobel de littérature en 1911 a été la figure de proue du symbolisme belge, notamment avec sa pièce Pelléas et Mélisande.

Révéler la beauté dans la nuit, c’est le défi proposé par Thomas Bouvet dans La Beauté intérieure création sur la base d’un essai extrait du recueil Le Trésor des humbles. Plongés dans le noir absolu durant quelques minutes, les spectateurs vont progressivement s’habituer aux faibles raies de lumière faible qui, seules, feront surgir du brouillard les cinq silhouettes présentes sur le plateau. Le récitant entouré d’un chœur lyrique de quatre chanteurs accompagnés à quelques moments par une musique composée collectivement. Des apparitions, des surgissements d’ombres, de lumières, de sons. Thomas Bouvet aime à dire que la « nature aime à se cacher ». Avec sa mise en scène de La Beauté intérieure, c’est elle qui se révèle pour ouverture de plis successifs, sans nous éblouir. Par ponctuations. Il s’agit de la saisir dans ces instants comme des lucioles qui passent et que nous ne voyons pas le plus souvent négligeant ces minces et fugaces éclairs de vie.

Pièce brute comme un diamant qui ne montre tous ses éclats que lorsque nos sens sont avivés. Une présence diffuse qui s’offre exceptionnellement à nous, La Beauté intérieure est entièrement au service d’un texte, de la beauté des mots, d’une poésie magnifique.

 JUSQU’AU 17 MARS à 19h30.

T2G, théâtre de Gennevilliers

41, avenue des Grésillons – 92230 Gennevilliers

Réservations : 01 41 32 26 26