Diego Rivera de retour à Detroit, l’ex-Motown.

En mars 2015, il y aura une exposition sur Diego Rivera et sa compagne Frida Kahlo à la nouvelle fondation qui a succédé au musée municipal de Detroit qui vient d'échapper de peu à la dispersion de ses oeuvres. En 1932, le muraliste mexicain avait décoré un hall du musée des usines Ford.
En mars 2015, il y aura une exposition sur Diego Rivera et sa compagne Frida Kahlo à la nouvelle fondation qui a succédé au musée municipal de Detroit qui vient d’échapper de peu à la dispersion de ses oeuvres. En 1932, le muraliste mexicain avait décoré un hall du musée des usines Ford.

Lundi 22 décembre – Les plantes bavardes des plateaux TV. Il n’est ni journaliste, ni diplomate, ni militaire en retraite ou espion sur le retour, encore moins chercheur… mais affiche un passeport tamponné à l’encre du baroudeur. Et c’est ainsi, ne négligeant pas la barbe mal rasée ni bien coupée ainsi que les yeux cernées, que Samuel Laurent est devenu sur tous les plateaux de la TV où l’information devient une diarrhée verbale que Samuel Laurent est au choix « Consultant international », « Spécialiste du monde arabe » ou auteur. Auteur, surtout au Seuil – éditeur réputé pour son sérieux, ce n’est déjà pas si mal me direz-vous. Mais son éditeur le reconnaît lui-même, le fait que le père de Samuel Laurent ait été publié dans la même maison a joué ajoutant : « Je ne suis pas rédacteur en chef et Samuel Laurent n’est pas journaliste. C’est un consultant, ce qui veut tout dire, ou ne rien dire. Disons que c’est un baroudeur ». Et de conclure que la publication en tant que « document » ne signifie rien elle non plus « C’est un terme délibérément imprécis qui recouvre autant le récit, l’enquête que l’essai ». Résumons, baroudeur au propos imprécis. Ce n’est pas si grave à un moment où les livres stars des ventes le sont particulièrement ce qui, semble-t-il, leur assure de battre les records de vente. Sauf qu’en la circonstance M. Laurent prétend être le grand connaisseur d’Al-Qaïda et de l’État islamique, deux sujets où la raison, la connaissance et le respect des faits sont absolument essentiels. Ce type de faux experts dont les médias en recherche affamée de plantes en pied à placer sous les spots se moquent de leur intelligence comme de leur première chaussette de Noël. Surtout lorsque les plantes parlent…

Mardi 23 décembre – Les femmes ne sont pas égales aux hommes… et Dieu prend soin du reste. Recep Tayyip Erdogan, le président de Turquie se sent en pleine forme et surtout libre de parler à tous vents puisque la presse est désormais sous main protectrice étouffante. Père de quatre enfants, il pourfend, comme tout bon islamo­-conservateur, la contraception : « Dans notre pays, les opposants se sont engagés dans la trahison du contrôle des naissances depuis des années, cherchant à assécher notre génération ». Or son rêve de grande Turquie appelle à une jeunesse nombreuse et dynamique. Et comme il s’est façonné un trait d’originalité par des formules à l’emporte-pièce et de poésie de plomb, il n’a pas dérogé à son bon plaisir : « Un enfant, c’est synonyme de solitude, deux de rivalité, trois d’équilibre et quatre d’abondance. Et Dieu prend soin du reste. » Et chacun sait qu’en termes d’abondance, Dieu est expert…

Mercredi 24 décembre – Le trait d’humour qui valait 11 millions d’euros… d’amende. Nous sommes en Egypte, le pays où il reste encore quelques satiristes. Enfin, pour l’instant… En effet, Bassem Youssef, bien que médecin cardiologue, aime rire. Pire, il aime faire rire. Et d’animer pour ce faire l’émission Le Programme sur la chaîne égyptienne privée CBC, inspirée du célèbre Daily Show, parodie de journal télévisé, de Jon Stewart diffusé sur le réseau Comedy Central aux États-Unis. Un succès immense au point que Time magazine va placer Bassem Youssef comme l’une des « 100 personnes les plus influentes du monde ». Alors, arrivé à ce point, au Caire, on ne rie plus ! L’humoriste mettait déjà en rage les Frères musulmans qui ne goutaient pas du tout, mais alors pas du tout, ses caricatures car ces derniers n’aiment le vitriol que lorsqu’ils en tiennent la fiole. Maintenant, c’est le nouveau pouvoir du président Mohamed Morsi qui s’étrangle aux moqueries de l’animateur. Et quand il s’agit d’exercer le pouvoir, les militaires sont experts en méthode. Bassem Youssef est donc jugé et condamné. Pas encore à la prison, au fouet ou à mort, non à une simple amende. Mais de taille, elle s’élève à 11 millions d’euros ! De quoi provoquer un infarctus, même à un cardiologue. Mais pour l’instant, c’est raté.

Jeudi 25 décembre – Le pesticide se porte bien. En 2009, le plan Écophyto est lancé avec l’objectif de diviser par deux l’usage des produits phytosanitaires à l’horizon 2018. Nous sommes en pleine euphorie du Grenelle de l’Environnement… Un tel optimisme que le plan s’appuie… sur la bonne volonté des acteurs qui n’en touchent pas moins 360 millions d’euros en cinq ans. Premier verdict à mi parcours : c’est officiel, il y a toujours plus d’herbicides, d’insecticides et de fongicides dans les campagnes françaises. Explication ? Le rapport le dit : « les agriculteurs ne se sont que très marginalement appropriés » les exemples de cultures à la fois économes et performantes et les divers outils qui leur sont fournis. On dirait du Devos car si marginalement c’est déjà peu, très marginalement ce n’est vraiment pas beaucoup. Résultat une hausse des pesticides de 5 % sur la période et même de 9 % pour 2013 à cause d’une météo pluvieuse. Idéalisme, manque de moyens financiers, boulimie française qui place notre pays comme le plus gros consommateur de pesticide de l’Union européenne ? Difficile de trancher. Un constat toutefois, réformer la France, c’est la peste…

Vendredi 26 décembre – À Detroit, y’a pas que la bagnole. Le musée de Detroit, un des plus importants des États-Unis avec quelques pièces considérées comme de véritables icônes est sauvé. De justesse… La ville sinistrée avec ses ruines dernières traces d’un passé symbole de l’American Way of Life et principalement symbole des belles américaines (Ford, Dodge, Packard, Chrysler) n’est plus depuis longtemps Motor City ou Motown. En 2013, Detroit est devenue la première grande ville américaine à demander une mise en faillite. Pour se renflouer, certains de ses édiles imaginaient vendre les collections du musée municipal le Detroit Institute of Art. C’était la seule richesse de la ville et des esprits étroits ont imaginé qu’en la dispersant, on aurait pu sauver la faillite. Mais voilà, la majorité des habitants n’était pas de cet avis. Du coup le musée du Michigan a trouvé les financements de trois comtés voisins (Oakland, Macomb, Wayne) et est devenu une fondation ce qui lui permet d’échapper aux ennuis de la municipalité qui s’est elle-aussi engagée à assurer sa partie du financement. La fréquentation a suivi avec 785.000 visiteurs. En mars 2015, il y aura une exposition sur Diego Rivera et sa compagne Frida Kahlo. En 1932, le muraliste mexicain avait décoré un hall du musée des usines Ford.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *