Haine, honte, chutes et morts.

Au revoir triste, mais avant tout merci pour tous les moments passés ! © Photo Dylan Martinez / Reuters
Un “au revoir” triste, mais avant tout un grand merci pour tous les moments passés ! © Photo Dylan Martinez / Reuters

Lundi 16 juin Zemmour et RTL sanctionnés pour « dérapage ». Le chroniqueur maison – de plus en plus habité par ses délires racistes sur l’immigration – a été fermement mis en garde par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour « manquement caractérisé aux obligations déontologiques » dès lors « que ces propos sont de nature à encourager des comportements discriminatoires vis-à-vis des populations expressément désignées, et de pouvoir inciter à la haine ou à l’encontre de celles-ci ». Le 6 Mai Eric, en pleine hargne et piétinement de l’Histoire, avait déclaré : « Les grandes invasions d’après la chute de Rome sont désormais remplacées par les bandes de Tchétchènes, de Roms, de Kosovars, de Maghrébins, d’Africains qui dévalisent, violentent ou dépouillent. » On ne savait pas que l’actualité de la semaine allait être marquée par le lynchage du jeune Rom Darius (16 ans) qui habitait depuis trois semaines sur un terrain squatté à Pierrefitte (Seine-Saint-Denis).

Mardi 17 juin Front contre fronde. Il suffirait donc que Manuel Valls évoque la possible « mort de la gauche » pour convaincre les députés frondeurs (d’autant que la plupart savent qu’ils ont déjà perdu leur siège pour les prochaines élections) pour que tous se convertissent à la ligne social-démocratique conduite – enfin clairement par le président Hollande – et engagée aussi bien par  le premier ministre qu’Arnaud Montebourg (le trio vainqueur de la primaire socialiste, souvenons-nous en…) pour sauver la gauche ? Qui peut y croire ? Les contradictions du Parti socialiste sont trop grandes et l’illusion d’un programme « commun » minimum avec le Front de gauche et les Verts (eux-mêmes largement divisés) vivra le temps d’un souffle médiatique. Les « socialistes » doivent se mettre au travail, avec d’autres, pour élaborer une vision de la France et de son rôle dans le monde. Ce n’est pas des élections futures qu’il s’agit en priorité. Leur résultat ne sera la conséquence que de cette prise de conscience et de propositions nouvelles.

Mercredi 18 juin Un Front de plus. Ce n’est qu’une brève, mais qui sait… elle pourrait s’inscrire dans la durée. Jean-Luc Benhamias va lancer le 27 septembre prochain, sa propre formation politique le « Front démocrate écologiste et social ». L’ancien député européen Modem ne goûte guère au rapprochement du Modem et de l’UDI.  Cette structure se veut ouverte aux radicaux, aux proches de Corinne Lepage… et aux Verts dont il fut un des leaders. Il se pourrait bien que dans les prochains mois la scène politique s’enrichisse de nouveaux partis (il y a déjà « Nouvelle Donne »),  tous en chasse pour construire les nouveaux contours des espoirs de demain. À suivre…

Jeudi 19 juin Les Rouges s’effondrent. Les plus beaux cycles ont toujours une fin, et celui de l’équipe de football d’Espagne, a été flamboyant, lumineux, dominateur et créatif comme rarement les équipes nationales s’en sont montrées capables. Sa fin a eu lieu sur la plus belle des scènes, le Maracanã de Rio et pour la plus belle des compétitions, la coupe du Monde. La « Roja » de Vicente Del Bosque était à court d’idées et avec une condition physique émoussée. Toutefois, si on peut reprocher un manque de hargne, on peut aussi relever un regard lucide sur leur état de forme et une grande dignité de comportement. Cette équipe d’Espagne restera plus grande que l’étoile qu’elle porte sur ses maillots car elle a marqué son sport. Merci à elle.

Vendredi 20 juin La CGT à la croisée des chemins de fer. La grève menée par la CGT et Sud Rail à la SNCF, totalement incomprise par la population (alors qu’elle soutenait les précédentes) car totalement incompréhensible arrive à sa fin. Même Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT le dit : « on arrive à un tournant dans la manière dont les cheminots vont s’exprimer ». Il va surtout avoir à réfléchir sur ce qui est apparu lors de son conflit, une CGT divisée sur la teneur même de la réforme, caporalisée – donc manipulée – par certains de ses dirigeants… et au final affaiblie.

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