Les exodes Chinois et Israéliens; Le robot clique; Air frais pour le climat; qui s’y pin’s s’y pique; le ciel et l’espace soumis aux appétits.

Le Medef trop pingre ! Son pin's est fabriqué, pour 35 % de son coût, hors de France.
Le Medef  pingre est épinglé ! Son pin’s (provocateur par ailleurs) est fabriqué, pour 35 % de son coût, en République Tchèque, donc hors de France.

Lundi 22 septembre – LES ENVIES D’EXODE CHINOIS ET ISRAËLIENS. Un Chinois sur deux parmi les plus riches souhaite quitter son pays. De préférence à destination des États-Unis ou du Canada. Deux motifs émergent : le mode de vie (recherché) et la pollution (fuie). Autre paradoxe chinois : alors que la Chine représente un marché de plus en plus stratégique pour les entreprises européennes… elles sont de plus en plus nombreuses à envisager d’en partir. 22 %, soit plus d’une sur cinq. Les principales raisons ? La hausse des coûts de production, la concurrence accrue des entreprises chinoises et le cadre juridique discriminatoire.

Le chiffre apparaît énorme : quelque 30 % des Israéliens se disent aujourd’hui tentés par l’émigration, selon un sondage diffusé début septembre par la chaîne de télévision israélienne Channel 2. Pourquoi ? L’insécurité et la tension causées par un conflit qui n’en finit plus seraient le premier motif. Un second : la trop grande implication du fait religieux dans le quotidien.

Mardi 23 septembre – LES ROBOTS CLIQUENT AUTANT SUR INTERNET QUE LES HUMAINS. Selon plusieurs études concordantes, 25 à 50 % du trafic internet mondial ne sont pas générés par des hommes… mais par des robots. C’était seulement 6 % en 2011. L’origine vient d’escrocs qui développent des programmes informatiques qui se connectent automatiquement sur des sites… qu’ils ont eux-mêmes créés. À la clef (du coffre) la récupération de milliers de dollars de publicité achetée par des annonceurs qui achètent du trafic « en gros ». Le total des pertes pour les annonceurs est estimé à 5 milliards de dollars. En France 3 à 4 % du trafic serait généré par des robots.

Mercredi 24 septembre – UN ESPOIR POUR LE CLIMAT. Le sommet extraordinaire organisé à New York par le secrétaire général des Nations-Unies n’a pas été tout à fait qu’un sommet de plus…  c’est-à-dire, comme nous en sommes habitués, consternant et inutile. Cette fois, notamment grâce à l’irruption de manifestations dans plusieurs villes du monde – à New York, 400.000 personnes pour demander aux États de prendre enfin, des mesures à la hauteur de l’enjeu du climat – même le monde économique semble bouger ! Le FMI en vient à dire que non seulement la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre peut se faire sans dégâts majeurs pour les économies, mais peut stimuler l’activité et la créativité des entreprises. Comme un parfum de relance possible ! Il ne manque plus, mais ce sera l’essentiel, qu’un accord international suffisamment contraignant pour que les investissements du futur soient réalisés pour le bien commun et non plus pour le profit immédiat. L’inverse de ce que nous vivons aujourd’hui. Les réunions importantes de Lima (Pérou) fin 2014 et de Paris fin 2015 nous donneront la réponse.

Jeudi 25 septembre – LE MEDEF PIQUÉ AU PIN’S. 35 %, voilà la part de
la fabrication des 20.000 à 25.000 pin’s «1 million d’emplois» dont Pierre Gattaz et la direction du Medef affichent fièrement  le slogan sur leurs vestes et costumes. La belle affaire ! Le beau coup de com’ ! En fait, plus du tiers du coût est sous traité à une entreprise de la République tchèque. Épinglé, le PDG de la PME francilienne qui fournit le syndicat des patrons en épinglettes se justifie : « Il a fallu s’adresser à une usine tchèque pour des questions de coût». Voilà qui est franc et en pleine logique avec l’actuel point de vue du patronat. Pierre Gattaz exhibe sans honte « son » symbole de la lutte contre le chômage en France… mais son Medef compte à ce point ses sous qu’il oblige une PME à délocaliser.

Vendredi 26 septembre – CONCURRENCE ACCRUE DANS LE CIEL… ET PLUS HAUT. L’avenir de la fusée européenne Ariane est en discussion avec un lourd différend entre la France et l’Allemagne. Pour poursuivre le succès d’Ariane 5, il y a deux types de propulsion en débat : liquide ou solide. Cela fait des mois que la discussion court… et le temps passe alors que les concurrents avancent. Cette semaine l’Inde vient de réussir un coup de maître avec sa mission Mangalyaan qui a permis la mise en orbite d’un satellite autour de la planète rouge depuis. On connaît les succès russes dans l’espace – malgré quelques déboires récents – et chacun vérifie les progrès et les réussites chinoises et japonaises dans le domaine. Les américains ont décidé il y a quelques jours de confier à Boeing et SpaceX la construction de leur nouveau lanceur « taxi de l’espace » qui doit être opérationnel dès 2017. Espérons que les experts et les politiques choisiront vite et ne se laisseront pas enfermer dans des conflits mortels.

Côté aéronautique, cela va mieux avec Airbus dont le dernier né, l’A320 Neo vient de réussir son premier vol d’essai. Moins gourmand en carburant que son prédécesseur, il totalise 3 257 commandes fermes émanant de 60 clients, ce qui est un record mondial. Bravo ! Mais là encore, attention à ne pas s’endormir sur ses lauriers car le brésilien Embraer, le canadien Bombardier, les russes avec le Sukhoï superjet 100 et l’Irkout MS 21, les chinois avec Comac 19 sont prêts. Ou presque. Sans oublier l’américain Boeing qui riposte à l’A320 Neo avec son 737 MAX.

Enfin, même l’aviation d’affaires voit se développer la concurrence avec l’arrivée du japonais Honda qui voudrait bousculer le brésilien Embraer, le canadien bombardier et les géants du secteur, l’américain Cessna et le français Dassault.

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