La maladie des médicaments génériques ? Le fric.

25 médicaments génériques viennent d’être interdits à la vente en France. Dans le monde, il n’y a plus aujourd’hui que deux usines qui fabriquent du paracétamol, l’une en Chine et l’autre aux États-Unis qui ont tout fait - EUX ! - pour garder une usine. En France, le dernier site de paracétamol a été fermé en 2008 par Rhodia, entreprise française, filiale de Solvay et né du groupe Rhône-Poulenc et un leader mondial de l’industrie chimique.
25 médicaments génériques viennent d’être interdits à la vente en France. Dans le monde, il n’y a plus aujourd’hui que deux usines qui fabriquent du paracétamol, l’une en Chine et l’autre aux États-Unis qui ont tout fait – EUX ! – pour garder une usine. En France, le dernier site de paracétamol a été fermé en 2008 par Rhodia, entreprise française, filiale de Solvay et né du groupe Rhône-Poulenc et un leader mondial de l’industrie chimique.

Lundi 15 décembreLES PARADOXES TURCS. 8.000 policiers mobilisés simultanément dans 14 villes turques, l’interpellation d’une trentaine de personnes, dont Ekrem Dumanli, rédacteur en chef de Zaman, premier quotidien du pays et fleuron de l’empire médiatique des «gulénistes», ainsi qu’Hidayet Karaca, directeur de Samanyolu, la principale télévision de la confrérie. L’accusation est classique « tentative de s’emparer de la souveraineté de l’État ». Recep Tayyip Erdogan décide de frapper fort contre la confrérie islamiste du prédicateur septuagénaire Fethullah Gülen. Une sorte d’Ayatollah Khomeiny réfugié en Pennsylvanie depuis 1999 après avoir été longtemps le principal allié du président Turc. Un vrai dirigeant au programme fasciste. Il est donc assez aisé d’invoquer la menace accusant ses hommes «d’avoir formé un groupe pour tenter de s’emparer de la souveraineté de l’État». À la vue ce qui s’est passé en Iran, qui s’en plaindrait vraiment ? Pourtant il y a d’autres éléments qui ont certainement poussé le président Erdogan à déclarer vouloir « aller traquer ce gang dans ses derniers repaires ». On croit entendre Vladimir Poutine qui voulait « buter les Tchétchènes jusque dans leurs chiottes ». Une certaine idée de la politique et du vocabulaire du droit… En effet, la Cemaat (la «communauté»), comme on surnomme les gulénistes, puissante dans la police et la justice avait notamment lancé, le 17 décembre 2013, des opérations judiciaires anti-corruption visant des hauts responsables de l’AKP et en particulier Bilal Erdogan, le fils cadet de l’actuel président. Il ne faut jamais toucher à la famille ! Les juges furent immédiatement dessaisis des dossiers et des milliers de policiers mutés. Les gulénistes répondirent en rendant publiques d’accablantes transcriptions d’écoutes téléphoniques montrant la corruption du système Erdogan. Mais aujourd’hui, après la victoire de son parti l’AKP aux élections municipales et à la présidentielle, l’homme fort d’Ankara veut finir de régler ses comptes. L’opposition démocratique s’inquiète à juste titre de ces attaques contre l’État de droit. Journaliste de gauche emprisonné pendant près de deux ans sur de fausses preuves montées par des juges gulénistes, Ahmet Sik constate : « La Cemaat était le leader, ces dernières années, d’une politique fasciste, mais elle en est aujourd’hui la victime et c’est toujours une vertu que de s’opposer au fascisme ». Dans les moments troubles où le pouvoir autocratique le dispute au religieux tout en en étant une autre expression, il apparaît bien difficile de ne pas craindre le pire dans tous les cas.

Mardi 16 décembrePAN SUR LEPAON ! Georges Séguy, leader historique de la Cgt (secrétaire général de 1967 à 1982 et acteur aussi essentiel que responsable des fameux accords de Grenelle en 1968) s’inquiète de la crise de la CGT mise en lumière par « l’affaire Lepaon » et demande au Comité confédéral national (CCN) du syndicat de « trouver la solution qui s’impose d’urgence ». En vérité, au-delà de l’affichage désastreux des attentives précautions pour le confort de bureau et d’appartement du nouveau secrétaire général, Georges Séguy pointe la crise – bien plus profonde – qui secoue la centrale de Montreuil. Depuis près de 20 ans au moins, deux lignes cohabitent (… comme dans la gauche politique) et les contradictions éclatent alors que Thierry Lepaon, élu de circonstance, n’a pas la force ni les moyens d’en imposer une qui soit partagée. Au grand dam de la Cgt en premier lieu mais plus généralement de tous les syndicats qui, personne ne doit s’en réjouir, perdent encore plus de leur crédit déjà bien entamé. Une nouvelle image d’une époque révolue, avec des institutions, des organismes, des syndicats et des partis dépassés, incapables pour l’instant de se réformer, d’inventer. On n’entend jamais l’urgence lorsque l’on s’accroche à ses sièges et ses habitudes (sans parler des coups fourrés à multiples bandes où tous les participants sortent lacérés et les causes défendues vidées de leur sang). Pourtant, nous en avons l’expérience, c’est ainsi que les sourds finissent par être éjectés.

Mercredi 17 décembreLA DRAGUE, ÇA S’APPREND ? Sacrée découverte que celle du métier de coach en séduction ! 2014 n’est décidemment pas 1968… Ainsi, pour 1.500 € par mois et pour une formation de 6 mois, c’est-à-dire 9.000 € au total, le stagiaire timide qui veut arrêter « d’être lourdingue » sera allégé des poids qui l’encombrent lorsque son désir le pousse vers l’âme sœur. Il faut en avoir dans le portefeuille, sinon il ne restera plus que des piécettes pour le parfum, le bijou de pacotille à offrir, sans compter la gomina pour tenir les cheveux lorsqu’on se prend un vent. Les candidat ont entre 25 et 45 ans et sont désarçonnés – enfin justement non ! – dans ce monde hypercompétitif et stressant que serait devenu celui de la drague. Inutile de dire que les coachs sont autoproclamés.

Jeudi 18 décembreKIM JONG-UN NE VEUT PAS MOURIR DE RIRE. On ne rigole pas à Pyongyang. Nous ne le savions que trop. Mais voilà que la Corée du Nord réussit à la mise au rencart définitif du film L’interview qui tue, une comédie satirique sur un complot fictif de la CIA pour assassiner le leader nord-coréen Kim Jong-un dont la sortie aux Etats-Unis était prévue le 25 décembre. Or Papa Kim n’est pas le Père Noël, c’est plutôt le père fouettard. Sony Pictures, sans révéler avec précision les « menaces » du dictateur, fils et petit-fils de dictateur, a plié le pavillon de la liberté d’expression, probablement déstabilisée par la cyber-attaque inédite et dévastatrice dont l’entreprise a été victime et attribuée par les États-Unis à la Corée du Nord. Barack Obama avait estimé vendredi que Sony Pictures Entertainment (SPE) avait commis « une erreur » en annulant la sortie en salles de L’interview qui tue : « Nous ne pouvons pas avoir une société dans laquelle un dictateur quelque part peut commencer à imposer une censure ici aux États-Unis ».

Vendredi 19 décembreLE MÉDICAMENT GÉNÉRIQUE PERD SES QUALITÉS DANS LA TOURMENTE DES DÉLOCALISATIONS. Des médecins le disaient, l’Autorité de mise sur le marché (AMM) le confirme : certains – pas tous – médicaments génériques ne sont pas l’équivalent des médicaments originaux. En France, 25 d’entre eux viennent donc d’être interdits à la vente. Les géants du générique sont l’israëlien Teva, les américains Abott et Mylan et Arrow qui appartient à un groupe pharmaceutique indien. À noter qu’aucune entreprise européenne et encore moins française n’y figure ! Il s’agit donc bien de délocalisation avec la cascade de sous-traitants, le plus souvent asiatiques, qui fournissent tout le monde en principes actifs. Impossible pour les organismes chargés de la sécurité de s’y retrouver dans ce dédale où se cachent de nombreux problèmes : usines mal entretenues, contrôles qualité insuffisants, falsification des données, dosages aléatoires avec des écarts de 10 % à 20 % par rapport au dosage standard alors que le maximum autorisé est de 5 %. Un inspecteur qui parle sous le couvert de l’anonymat est formel : « Indéniablement, la délocalisation de la production s’est faite au prix de la qualité ». On apprend ainsi que 80 % des poudres chimiques utilisées pour formuler les médicaments les plus courants viennent de Chine et d’Inde. Ainsi il n’y a plus aujourd’hui que deux usines qui fabriquent du paracétamol, l’une en Chine et l’autre aux États-Unis qui ont tout fait pour garder une usine. En France, le dernier site de paracétamol a été fermé en 2008 par Rhodia.

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