1 / François Hollande / Une vision pour la culture

Nous sommes à 9 semaines du premier tour de l’élection présidentielle. Ceux qui me lisent connaissent mon soutien à François Hollande, je l’ai exprimé au cours de la primaire citoyenne qui l’a désigné comme candidat du Parti socialiste. Les 18 et 19 janvier, se tenaient les Biennales internationales du spectacle à Nantes, qui compte parmi les grandes villes culturelles de France puisque sous l’impulsion de Jean-Marc Ayrault des infrastructures importantes ont été créées et les succès de compagnies et des événements est tel qu’on peut parler d’un rayonnement régional du « Made in Nantes ».

François Hollande y a prononcé un discours important devant le grand nombre de professionnels réunis pour l’occasion. Chaque semaine, jusqu’au jour du vote le 22 avril, je publierai un extrait. Il y en aura 9. Pour faire du neuf ! Aujourd’hui, le premier 1/9.

Mais je veux aujourd’hui parler de l’enjeu national. Une Nation, c’est la conscience d’avoir accompli de grandes choses ensemble, mais c’est aussi le désir d’en réaliser de nouvelles. La culture est donc un élément constitutif de notre identité, tout en permettant la reconnaissance de toutes les diversités. La culture s’acquiert, se transmet d’une génération à l’autre. Elle fait émerger et subsister, pour les réinventer en permanence, les contours d’une société. C’est pourquoi la culture fait partie du rêve français, de cette grande, cette belle idée qui veut que nous fassions en sorte que la génération qui arrive vive mieux que la nôtre. La culture c’est le lien, le lien entre des individus, entre des classes sociales, entre des pays, entre des générations. La culture est donc au cœur d’un projet politique. Ce n’est pas simplement un élément d’un programme. Ce n’est pas une dimension qu’il faudrait ajouter aux autres politiques. C’est ce qui doit animer la démarche d’un candidat sûrement, d’un président nécessairement (…)

La crise ne rend pas la culture moins nécessaire, elle la rend plus indispensable. La culture, ce n’est pas un luxe dont, en période de disette, il faudrait se débarrasser. La culture c’est l’avenir, c’est le redressement, c’est l’instrument de l’émancipation et le moyen de faire une société pour tous. Comme le disait Baudelaire : « le meilleur témoignage que nous puissions donner de notre dignité, c’est la culture. » (…)

La violence de la crise, et j’en fais le constat, n’a pas eu raison de la curiosité, de l’envie de connaître, du besoin de partager, de vivre des émotions. Jamais les Français n’ont ces derniers mois autant fréquenté les musées, les spectacles, les cinémas. Et lorsqu’existe une tentation parfois redoutable de repli sur soi, lorsqu’émerge la peur de l’autre, lorsque le sentiment de déclin peut gagner les esprits, alors nous devons nous tourner vers la culture. C’est elle qui nous élève, qui nous construit, qui nous rassemble.

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